Interpellé par les élus de la nation sur l'explosion des factures d'eau et d'électricité, le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, a dû clarifier la position du gouvernement. Entre le démenti de toute hausse tarifaire officielle et la mise en cause des anciens systèmes de distribution, le débat met en lumière les défis de la transition vers les nouvelles Sociétés Régionales Multiservices (SRM).
Le ministre de l'Intérieur dément toute augmentation officielle
L'hémicycle a été le théâtre d'échanges particulièrement intenses concernant une problématique qui touche directement le portefeuille des citoyens marocains. Face à la grogne sociale suscitée par la hausse soudaine et marquée des factures d'eau et d'électricité, une parlementaire a exigé des réponses claires de la part de l'exécutif. Les ménages, déjà éprouvés par un contexte inflationniste global, perçoivent ces augmentations comme une menace directe pour leur pouvoir d'achat, réclamant une intervention urgente pour réguler un secteur vital.
Prenant la parole pour apaiser les tensions, le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, a formellement démenti toute décision gouvernementale visant à augmenter les tarifs de l'eau et de l'électricité. Selon lui, les anomalies constatées sur les quittances de nombreux foyers ne découlent pas d'une nouvelle grille tarifaire, mais plutôt des dysfonctionnements hérités des anciens opérateurs de distribution. Il a souligné que les erreurs d'estimation et les retards de relève des compteurs sont les principaux responsables de ces pics de facturation qui ont tant choqué l'opinion publique.
Pour remédier à cette situation structurelle, le ministre a mis en avant le rôle crucial des nouvelles Sociétés Régionales Multiservices. Ces entités, récemment déployées pour unifier et moderniser la gestion de l'eau et de l'électricité à l'échelle régionale, portent un ambitieux programme d'investissement estimé à plusieurs dizaines de milliards de dirhams. L'objectif affiché est de rénover les infrastructures vieillissantes, d'optimiser les rendements des réseaux et de garantir une facturation transparente et équitable pour chaque citoyen.
Cependant, les explications gouvernementales peinent encore à rassurer totalement les associations de protection des consommateurs. Ces dernières insistent sur la nécessité d'un audit indépendant des compteurs et d'un accompagnement financier pour les familles les plus vulnérables. La transition vers ce nouveau modèle de gestion s'annonce donc comme un test majeur pour l'exécutif, qui devra prouver que la modernisation des services publics peut rimer avec la préservation du pouvoir d'achat.
Prenant la parole pour apaiser les tensions, le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, a formellement démenti toute décision gouvernementale visant à augmenter les tarifs de l'eau et de l'électricité. Selon lui, les anomalies constatées sur les quittances de nombreux foyers ne découlent pas d'une nouvelle grille tarifaire, mais plutôt des dysfonctionnements hérités des anciens opérateurs de distribution. Il a souligné que les erreurs d'estimation et les retards de relève des compteurs sont les principaux responsables de ces pics de facturation qui ont tant choqué l'opinion publique.
Pour remédier à cette situation structurelle, le ministre a mis en avant le rôle crucial des nouvelles Sociétés Régionales Multiservices. Ces entités, récemment déployées pour unifier et moderniser la gestion de l'eau et de l'électricité à l'échelle régionale, portent un ambitieux programme d'investissement estimé à plusieurs dizaines de milliards de dirhams. L'objectif affiché est de rénover les infrastructures vieillissantes, d'optimiser les rendements des réseaux et de garantir une facturation transparente et équitable pour chaque citoyen.
Cependant, les explications gouvernementales peinent encore à rassurer totalement les associations de protection des consommateurs. Ces dernières insistent sur la nécessité d'un audit indépendant des compteurs et d'un accompagnement financier pour les familles les plus vulnérables. La transition vers ce nouveau modèle de gestion s'annonce donc comme un test majeur pour l'exécutif, qui devra prouver que la modernisation des services publics peut rimer avec la préservation du pouvoir d'achat.












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