Au Studio des arts vivants, le Festival international Théâtre et Cultures a lancé sa 19e édition le 15 avril 2026, avec une cérémonie d’ouverture riche en émotions, marquée par la présentation en avant-première de la pièce « Data Love ». Cet événement, soutenu par une forte présence institutionnelle et des hommages à des figures importantes du théâtre palestinien et marocain, illustre un rendez-vous désormais bien établi, où exigence artistique, réflexions sur les mutations contemporaines et dialogues interculturels se rencontrent.
Ce mercredi, le Festival a officiellement ouvert ses portes, annonçant dix jours dédiés aux arts vivants. Porté par la région de Casablanca-Settat et en partenariat avec la Fondation des arts vivants et Casa Events & Animation, l'événement s'est voulu plus qu'une simple cérémonie protocolaire. Il établit un cap clair : articuler création artistique, ancrage institutionnel et lecture des enjeux contemporains, tout en dévoilant les grandes lignes de cette édition.
Émotion et sens : les fils conducteurs
À l'approche du lancement, l'atmosphère devient palpable. Les derniers préparatifs s'effectuent, et l'excitation monte. Pour Adil Madih, directeur du festival, ce moment est décisif : « Nous y sommes, le jour J est arrivé », déclarant que « le rêve se concrétise ». Cette formule simple traduit le passage de l'intention à l'expérience, tandis que la tonalité de l'édition se dessine autour de deux thèmes principaux : le rêve et l'espoir, qui imprègnent la programmation et lui confèrent sa cohérence.
Dans cette dynamique, Adil Madih appelle les Casablancais à remplir les salles, à soutenir les artistes et à participer activement à cette 19e édition, avec l'objectif de faire du théâtre un espace vivant et partagé. L'ouverture offre déjà un aperçu de cette ambition, mêlant aspirations artistiques et lien fidèle avec le public.
La Palestine à l'honneur : mémoire et résonance
Un autre axe fort de cette édition est l'hommage rendu à la Palestine. À travers un hommage à l'artiste Tahani Salim, le festival élargit son propos. Il ne s'agit pas seulement de création, mais d'un geste qui convoque mémoire et parcours. Cette vision du théâtre comme lieu de dialogue et d'échange d'imaginaires s'inscrit dans une ambition plus vaste : faire du festival un espace de rencontre où les cultures se résonnent et où les œuvres dialoguent avec leur époque.
« Data Love » : l'intime à l'épreuve du numérique
La soirée s'est ouverte sur une avant-première significative : « Data Love », mise en scène par Amine Nasseur, qui plonge le festival dans les enjeux contemporains. La pièce explore l'impact de l'intelligence artificielle sur les relations humaines, esquissant un futur proche où algorithmes et technologies redéfinissent les trajectoires personnelles et les choix affectifs. Le metteur en scène souligne que « Data Love » interroge notre époque à travers ce que nous avons de plus intime.
Les artistes prolongent cette réflexion. Zakaria Kassi Lahlou, auteur de la pièce, évoque le rôle fondamental du festival, devenu « un rendez-vous culturel incontournable », tout en notant que « l'intelligence artificielle s'immisce déjà dans nos vies ». L’actrice Meriem Zaimi parle d'une interaction forte avec le public et d'une réception sensible du propos, soulignant que cette technologie s'installe lentement dans notre quotidien, parfois au détriment des relations humaines. Elle explique que le recours à la comédie permet d'aborder des sujets sérieux sans alourdir le discours.
Mounia Lamkimel évoque également l'importance du travail collectif et l'émotion suscitée par l'hommage reçu. Elle interroge les nouvelles dynamiques de communication, où les liens passent souvent par la technologie. Une question plus large émerge : quel avenir pour la création lorsque l'intelligence artificielle prend le relais de l'humain ? Cette inquiétude est partagée par l'acteur Abdenbi El Benioui, qui insiste sur la nécessité de créer des œuvres ancrées dans le vécu, accessibles et porteuses de sens.
Une plateforme culturelle régionale
Du 15 au 25 avril, le Festival déploie sa programmation dans plusieurs espaces de la région de Casablanca-Settat, avec onze représentations mêlant créations nationales et internationales, ainsi qu'un spectacle pour le jeune public.
Au-delà de cette programmation, une dynamique plus profonde se dessine. L'événement s'inscrit dans une logique de structuration culturelle durable, renforçant l'action menée depuis près de vingt ans par la Fondation des arts vivants. En plaçant le théâtre au cœur de ses engagements, elle en fait un espace d'expression, de formation et de dialogue, profondément ancré dans le tissu culturel et social.
Ce mercredi, le Festival a officiellement ouvert ses portes, annonçant dix jours dédiés aux arts vivants. Porté par la région de Casablanca-Settat et en partenariat avec la Fondation des arts vivants et Casa Events & Animation, l'événement s'est voulu plus qu'une simple cérémonie protocolaire. Il établit un cap clair : articuler création artistique, ancrage institutionnel et lecture des enjeux contemporains, tout en dévoilant les grandes lignes de cette édition.
Émotion et sens : les fils conducteurs
À l'approche du lancement, l'atmosphère devient palpable. Les derniers préparatifs s'effectuent, et l'excitation monte. Pour Adil Madih, directeur du festival, ce moment est décisif : « Nous y sommes, le jour J est arrivé », déclarant que « le rêve se concrétise ». Cette formule simple traduit le passage de l'intention à l'expérience, tandis que la tonalité de l'édition se dessine autour de deux thèmes principaux : le rêve et l'espoir, qui imprègnent la programmation et lui confèrent sa cohérence.
Dans cette dynamique, Adil Madih appelle les Casablancais à remplir les salles, à soutenir les artistes et à participer activement à cette 19e édition, avec l'objectif de faire du théâtre un espace vivant et partagé. L'ouverture offre déjà un aperçu de cette ambition, mêlant aspirations artistiques et lien fidèle avec le public.
La Palestine à l'honneur : mémoire et résonance
Un autre axe fort de cette édition est l'hommage rendu à la Palestine. À travers un hommage à l'artiste Tahani Salim, le festival élargit son propos. Il ne s'agit pas seulement de création, mais d'un geste qui convoque mémoire et parcours. Cette vision du théâtre comme lieu de dialogue et d'échange d'imaginaires s'inscrit dans une ambition plus vaste : faire du festival un espace de rencontre où les cultures se résonnent et où les œuvres dialoguent avec leur époque.
« Data Love » : l'intime à l'épreuve du numérique
La soirée s'est ouverte sur une avant-première significative : « Data Love », mise en scène par Amine Nasseur, qui plonge le festival dans les enjeux contemporains. La pièce explore l'impact de l'intelligence artificielle sur les relations humaines, esquissant un futur proche où algorithmes et technologies redéfinissent les trajectoires personnelles et les choix affectifs. Le metteur en scène souligne que « Data Love » interroge notre époque à travers ce que nous avons de plus intime.
Les artistes prolongent cette réflexion. Zakaria Kassi Lahlou, auteur de la pièce, évoque le rôle fondamental du festival, devenu « un rendez-vous culturel incontournable », tout en notant que « l'intelligence artificielle s'immisce déjà dans nos vies ». L’actrice Meriem Zaimi parle d'une interaction forte avec le public et d'une réception sensible du propos, soulignant que cette technologie s'installe lentement dans notre quotidien, parfois au détriment des relations humaines. Elle explique que le recours à la comédie permet d'aborder des sujets sérieux sans alourdir le discours.
Mounia Lamkimel évoque également l'importance du travail collectif et l'émotion suscitée par l'hommage reçu. Elle interroge les nouvelles dynamiques de communication, où les liens passent souvent par la technologie. Une question plus large émerge : quel avenir pour la création lorsque l'intelligence artificielle prend le relais de l'humain ? Cette inquiétude est partagée par l'acteur Abdenbi El Benioui, qui insiste sur la nécessité de créer des œuvres ancrées dans le vécu, accessibles et porteuses de sens.
Une plateforme culturelle régionale
Du 15 au 25 avril, le Festival déploie sa programmation dans plusieurs espaces de la région de Casablanca-Settat, avec onze représentations mêlant créations nationales et internationales, ainsi qu'un spectacle pour le jeune public.
Au-delà de cette programmation, une dynamique plus profonde se dessine. L'événement s'inscrit dans une logique de structuration culturelle durable, renforçant l'action menée depuis près de vingt ans par la Fondation des arts vivants. En plaçant le théâtre au cœur de ses engagements, elle en fait un espace d'expression, de formation et de dialogue, profondément ancré dans le tissu culturel et social.












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