Analyses et interpretations par Adnane Benchakroun
L’industrie manufacturière repart, la construction confirme sa reprise
L’activité industrielle et celle du secteur de la construction ont montré des signes de dynamisme au Maroc à la fin de l’année 2025, selon les résultats des dernières enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration reste toutefois contrastée selon les branches et s’accompagne de difficultés persistantes, notamment sur l’approvisionnement et la trésorerie des entreprises.
Au quatrième trimestre 2025, la production du secteur manufacturier aurait progressé, portée principalement par la bonne tenue de l’industrie automobile, de l’industrie chimique, de la métallurgie ainsi que de la fabrication de produits minéraux non métalliques. En revanche, certaines branches, comme l’industrie alimentaire ou la fabrication d’équipements électriques, auraient enregistré un recul de leur production.
Malgré cette évolution globalement positive, les industriels continuent d’évoluer dans un environnement contraint. Les carnets de commandes sont jugés globalement « normaux » et le taux d’utilisation des capacités de production se serait établi à 74 %. L’emploi, quant à lui, serait resté stable sur la période.
Des difficultés d’approvisionnement encore présentes
L’un des principaux points de fragilité reste l’accès aux matières premières. Selon l’enquête, 35 % des entreprises manufacturières auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement, principalement pour les intrants importés.
La situation financière de certaines entreprises reste également sous pression. Près de 18 % des chefs d’entreprise jugent leur trésorerie « difficile », une proportion qui atteint près de 40 % dans l’industrie pharmaceutique.
Dans le secteur extractif, l’activité serait restée globalement stable au quatrième trimestre 2025, en raison notamment de la stagnation de la production de phosphates. Les prix de vente auraient toutefois reculé, tandis que l’emploi serait resté stable.
Le secteur énergétique, en revanche, aurait enregistré un recul de son activité, notamment en raison d’une baisse dans la production et la distribution d’électricité et de gaz. Cette contraction s’est accompagnée d’une diminution des prix et d’un repli de l’emploi.
La construction profite des grands chantiers
Du côté du bâtiment et des travaux publics, la tendance est plutôt favorable. L’activité dans le secteur de la construction aurait progressé au quatrième trimestre 2025, tirée principalement par les activités de génie civil et les travaux spécialisés.
La construction de bâtiments, en revanche, serait restée globalement stable. Les carnets de commandes sont jugés d’un niveau normal et l’emploi n’aurait pas connu d’évolution notable. Le taux d’utilisation des capacités de production dans ce secteur se serait établi à 69 %.
Là encore, les entreprises restent confrontées à certaines contraintes financières. Environ 31 % des dirigeants du secteur jugent leur trésorerie difficile, même si seulement 9 % signalent des problèmes d’approvisionnement en matières premières.
Près de 39 % des entreprises de construction auraient réalisé des investissements en 2025, principalement pour renouveler leur matériel et moderniser leurs équipements.
Des perspectives plutôt optimistes pour 2026
Les anticipations pour le premier trimestre 2026 traduisent un certain optimisme. Les industriels prévoient globalement une hausse de la production manufacturière, notamment dans l’industrie alimentaire, l’industrie chimique et la fabrication de produits métalliques.
Cette dynamique pourrait toutefois être freinée par un recul attendu dans l’industrie automobile et dans la fabrication de produits minéraux non métalliques. Les industriels anticipent également une légère progression de l’emploi.
Dans l’industrie extractive, les entreprises s’attendent à une baisse de la production, en raison notamment d’un recul anticipé de la production de phosphates. À l’inverse, les effectifs devraient augmenter dans ce secteur.
L’activité énergétique devrait continuer à reculer au début de l’année 2026, tandis que le secteur environnemental – notamment la gestion et la distribution de l’eau – devrait rester stable.
Un climat économique prudent mais résilient
Dans le secteur de la construction, les entreprises anticipent une nouvelle hausse de l’activité au premier trimestre 2026, portée par la construction de bâtiments et les projets de génie civil. Cette évolution devrait s’accompagner d’une progression des effectifs.
Au final, ces enquêtes de conjoncture traduisent un climat économique caractérisé par une reprise progressive mais encore fragile. Entre tensions sur les chaînes d’approvisionnement, contraintes énergétiques et pressions financières, les entreprises marocaines semblent avancer sur une ligne de crête : celle d’une croissance prudente, mais résiliente.
Au quatrième trimestre 2025, la production du secteur manufacturier aurait progressé, portée principalement par la bonne tenue de l’industrie automobile, de l’industrie chimique, de la métallurgie ainsi que de la fabrication de produits minéraux non métalliques. En revanche, certaines branches, comme l’industrie alimentaire ou la fabrication d’équipements électriques, auraient enregistré un recul de leur production.
Malgré cette évolution globalement positive, les industriels continuent d’évoluer dans un environnement contraint. Les carnets de commandes sont jugés globalement « normaux » et le taux d’utilisation des capacités de production se serait établi à 74 %. L’emploi, quant à lui, serait resté stable sur la période.
Des difficultés d’approvisionnement encore présentes
L’un des principaux points de fragilité reste l’accès aux matières premières. Selon l’enquête, 35 % des entreprises manufacturières auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement, principalement pour les intrants importés.
La situation financière de certaines entreprises reste également sous pression. Près de 18 % des chefs d’entreprise jugent leur trésorerie « difficile », une proportion qui atteint près de 40 % dans l’industrie pharmaceutique.
Dans le secteur extractif, l’activité serait restée globalement stable au quatrième trimestre 2025, en raison notamment de la stagnation de la production de phosphates. Les prix de vente auraient toutefois reculé, tandis que l’emploi serait resté stable.
Le secteur énergétique, en revanche, aurait enregistré un recul de son activité, notamment en raison d’une baisse dans la production et la distribution d’électricité et de gaz. Cette contraction s’est accompagnée d’une diminution des prix et d’un repli de l’emploi.
La construction profite des grands chantiers
Du côté du bâtiment et des travaux publics, la tendance est plutôt favorable. L’activité dans le secteur de la construction aurait progressé au quatrième trimestre 2025, tirée principalement par les activités de génie civil et les travaux spécialisés.
La construction de bâtiments, en revanche, serait restée globalement stable. Les carnets de commandes sont jugés d’un niveau normal et l’emploi n’aurait pas connu d’évolution notable. Le taux d’utilisation des capacités de production dans ce secteur se serait établi à 69 %.
Là encore, les entreprises restent confrontées à certaines contraintes financières. Environ 31 % des dirigeants du secteur jugent leur trésorerie difficile, même si seulement 9 % signalent des problèmes d’approvisionnement en matières premières.
Près de 39 % des entreprises de construction auraient réalisé des investissements en 2025, principalement pour renouveler leur matériel et moderniser leurs équipements.
Des perspectives plutôt optimistes pour 2026
Les anticipations pour le premier trimestre 2026 traduisent un certain optimisme. Les industriels prévoient globalement une hausse de la production manufacturière, notamment dans l’industrie alimentaire, l’industrie chimique et la fabrication de produits métalliques.
Cette dynamique pourrait toutefois être freinée par un recul attendu dans l’industrie automobile et dans la fabrication de produits minéraux non métalliques. Les industriels anticipent également une légère progression de l’emploi.
Dans l’industrie extractive, les entreprises s’attendent à une baisse de la production, en raison notamment d’un recul anticipé de la production de phosphates. À l’inverse, les effectifs devraient augmenter dans ce secteur.
L’activité énergétique devrait continuer à reculer au début de l’année 2026, tandis que le secteur environnemental – notamment la gestion et la distribution de l’eau – devrait rester stable.
Un climat économique prudent mais résilient
Dans le secteur de la construction, les entreprises anticipent une nouvelle hausse de l’activité au premier trimestre 2026, portée par la construction de bâtiments et les projets de génie civil. Cette évolution devrait s’accompagner d’une progression des effectifs.
Au final, ces enquêtes de conjoncture traduisent un climat économique caractérisé par une reprise progressive mais encore fragile. Entre tensions sur les chaînes d’approvisionnement, contraintes énergétiques et pressions financières, les entreprises marocaines semblent avancer sur une ligne de crête : celle d’une croissance prudente, mais résiliente.












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