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Istiqlal : Satisfecit de l’action gouvernementale et ses engagements envers l’État social


Lors de la réunion du Comité central, le Secrétaire général, Nizar Baraka, a fait le point sur l’état d’avancement du chantier royal, qu’il qualifie de “révolution sociale”. “Le gouvernement a veillé depuis son investiture à accélérer la cadence de l’application de la loi cadre relative à la protection sociale”, a-t-il indiqué dans son allocution, ajoutant qu’on est passé de la phase de l’encadrement juridique à l’exécution effective.



Onze millions de personnes appartenant au régime du RAMED seront intégrées, à leur tour, au régime de l’AMO à partir de juillet 2022.

Le Parti de la Balance s’est réjoui des avancées réalisées jusqu’ici, surtout en ce qui concerne l’Assurance maladie obligatoire, dont bénéficie désormais près de 11 millions nouveaux travailleurs non-salariés. Force est de rappeler que l’Exécutif a intégré en l’espace de quatre mois, plusieurs catégories de professions libérales et de travailleurs non-salariés dans le régime de la CNSS.

Il s’agit des agriculteurs, des artisans, des commerçants, des artistes, des auto-entrepreneurs, des pharmaciens, des guides touristiques, des ingénieurs, entre autres catégories professionnelles.

Les médecins libéraux ont également été intégrés, bien qu’ils contestent toujours les modalités de calcul de leur cotisation. Avec une exécution si rapide du calendrier fixé, on s’approche de l’objectif initial de généraliser l’AMO sur 22 millions de nouveaux bénéficiaires d’ici la fin de 2022.
 

Nizar Baraka a rappelé que l’Exécutif, par l’intermédiaire du ministère de l’Intérieur, est en course contre la montre pour pouvoir sortir le Registre social unifié (RSU) dans les plus brefs délais. Ce dispositif devrait permettre un meilleur ciblage des bénéficiaires. Cette stratégie met ainsi fin au désordre des programmes sociaux qui a prévalu durant les années passées. 

Alors que la base des bénéficiaires de la couverture médicale augmente amplement, la question de la gouvernance des organismes gestionnaire se pose.

Plusieurs membres du Comité central ont souligné, dans leurs interventions, la nécessité de renforcer la gouvernance pour aboutir à un régime universel. La Caisse nationale de sécurité sociale a d’ores et déjà entamé un plan d’action pour accompagner la mise en oeuvre du chantier social. Le renforcement du capital humain et la dématérialisation des procédures sont parmi les principales priorités pour pouvoir satisfaire les besoins des nouveaux adhérents en 2022.

L’Etat social en pleine édification

La sécurité sociale universelle ne saurait se concrétiser sans un véritable État social capable de redistribuer les richesses et de procurer des services sociaux dignes de ce nom. A cet égard, Nizar Baraka a affirmé que le gouvernement actuel s’est lancé dans l’édification de cet Etat que prône le nouveau modèle de développement, et ce, au grand bénéfice des classes moyennes. 

L’un des exemples les plus évidents est la Contribution sociale de solidarité qui a été imposée aux sociétés industrielles. Il s’agit là, aux yeux du ministre de l’Equipement et de l’Eau, d’un revirement de la politique économique qui vise à garantir une fiscalité plus juste de sorte à faire contribuer davantage les classes aisées dans le financement des services publics.

Selon Nizar Baraka, le gouvernement est en train d’honorer ses engagements envers les classes moyennes, en témoigne la hausse du budget de la compensation de 4 MMDH supplémentaires en 2022 afin d’amortir le choc de la hausse des cours des matières premières (GAZ, farine et le sucre) sur le marché international. En évoquant cela, M. Baraka a insisté sur l’urgence de veiller à la stabilité des prix, en luttant contre la spéculation excessive. Le rôle du Conseil de la Concurrence et des comités de contrôle des prix est vital, a-t-il jugé.

En plus du subventionnement des prix des matières premières, d’autres mesures dénotent la volonté de l’Exécutif de raffermir le pouvoir d’achat des classes moyennes, notamment des fonctionnaires de l’Etat. Ces derniers ont bénéficié de la relance des promotions d’échelle après plusieurs années de blocage, ce qui a nécessité 8 MMDH.
 

 

Réforme du système de santé

L’intégration de 22 millions de Marocains à l’AMO va certainement accroître la demande sur le système de santé qui a plus que jamais besoin d’une réforme profonde pour améliorer la qualité des soins. L’hôpital public, tel qu’il est aujourd’hui, ne pourrait être à la hauteur de la sécurité sociale universelle.

Raison pour laquelle le chantier royal est accompagné par une refonte totale de la Santé publique marocaine. Nizar Baraka a rappelé que le gouvernement est d’ores et déjà engagé dans cette réforme en commençant par hausser, de 3 MMDH, le budget du ministère de la Santé en 2022 par rapport à 2021. L’Exécutif parie, cette année, sur l’amélioration de l’infrastructure hospitalière, en construisant de nouveaux CHU et hôpitaux de province.

Les ressources humaines ont également augmenté, la Loi des Finances a alloué, pour la première fois, 5500 postes budgétaires au Département de Khalid Ait Taleb. Nizar Baraka a reconnu, tout de même, l’urgence de la réforme de la Fonction publique de Santé, pour amender l’attractivité du secteur public pour les médecins et le personnel soignant.

Lundi 31 Janvier 2022



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