Le vrai calcul, ce n'est pas celui de la fête
En 2025, le salaire minimum net au Maroc s'élève à 3 046 dirhams par mois, selon le ministère de l'Emploi.
Un loyer pour un petit appartement peut, selon la ville et le quartier, représenter à lui seul entre la moitié et la quasi-totalité de ce salaire.
Ajoutez l'électricité, l'eau, le premier équipement du foyer, cuisinière, matelas, réfrigérateur, et l'addition dépasse vite les moyens d'un jeune couple qui démarre. C'est cette réalité, plus que celle du jour du mariage, que l'Istiqlal cible dans son programme.
5 000 DH, une aide directe et sans détour
Rapportée au SMIG mensuel, cette somme équivaut à plus d'un mois et demi de salaire minimum, un vrai coup de pouce au moment précis où les dépenses s'accumulent.
Les modalités précises (critères de revenu, procédure) restent à préciser, mais l'intention est claire : soulager la période la plus tendue financièrement, celle du démarrage.
La bourse de démarrage familial, pour équiper le foyer
Elle est pensée pour couvrir les frais du premier logement ou l'achat des équipements de base, exactement les postes de dépense qui pèsent le plus lourd dans les premiers mois de vie commune.
Le programme y ajoute un mécanisme d'épargne incitative : l'État contribuerait en fonction du revenu et de la situation sociale du bénéficiaire, pour donner plus à ceux qui ont le moins.
Un filet, pas juste un chèque
Le volet financier s'accompagne d'un programme national volontaire de préparation à la vie familiale, gestion du budget du foyer, communication, santé psychologique, et d'un réseau national d'accompagnement pour les couples durant leurs premières années de mariage.
Objectif affiché : prévenir les tensions avant qu'elles ne tournent au clash, via des mécanismes de médiation familiale plutôt qu'un passage devant le juge.
L'Istiqlal ne promet pas de payer la fête. Il mise sur ce qui vient après.












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