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L’immobilier marocain : un dynamisme encore grippé


le Mardi 30 Août 2022

Selon une analyse récente du marché mené par Bank Al Maghrib, ce dernier indique que l’indice du secteur immobilier s’est déprécié de 23% en mars 2022. Vis-à-vis de cette situation, les promoteurs sont tenus à hausser leurs prix tandis que les consommateurs escomptent une baisse ou une stagnation.



Par Samah Najmi

La crise économique issue de la crise Covid puis la crise inflationniste mondiale depuis début 2022 qui s’en est suivie, ont largement influencé la dynamique du secteur immobilier à l’échelle internationale. Au Maroc, l’immobilier est l’un des secteurs porteurs : il contribue à 6,8% du PIB, génère près d’un million d’emplois cumulés, 27% des recettes de TVA et 30% de l’encours des crédits bancaires au Maroc. Cependant, il est l’un des secteurs qui peinent encore à reprendre sa dynamique habituelle. 

Ainsi, les prix résistent à la crise mais restent toujours très élevés, alors que les capacités d'endettement des futurs acquéreurs diminuent et que les taux de crédit immobilier restent relativement élevés, le marché immobilier marocain demeure dans une situation très ambigüe. À leur tour, les promoteurs immobiliers sont confrontés à la hausse effrénée des prix des matières premières, ce qui compromet davantage le redressement de la dynamique du secteur. Par conséquent, de nombreux projets de construction sont soit au ralenti ou en attente d’achèvement. 

Selon une analyse récente du marché mené par Bank Al Maghrib, ce dernier indique que l’indice du secteur immobilier s’est déprécié de 23% en mars 2022. Vis-à-vis de cette situation, les promoteurs sont tenus à hausser leurs prix tandis que les consommateurs escomptent une baisse ou une stagnation. 

Mesures et recommandations pour améliorer le secteur : 

Afin d’atténuer la pression sur les ressources financières des entreprises du secteur de la construction et leur permettre de sécuriser des emplois et de poursuivre leurs activités, le Gouvernement a pris quelques mesures, notamment la révision des délais d’exécution des contrats en cours et de l’indice des prix des contrats de construction. À cet égard, le vice-président de la FNPI suggère des propositions plus poussées : la prise des mesures d’urgence, la révision des contrats publics et privés, l’allongement des délais pour les logements sociaux d’au moins 6 à 12 mois et l'introduction d’un report de paiement des intérêts dus. Il propose également des réductions importantes des frais d’enregistrement et de registre foncier afin d’encourager les ventes. 

En ce qui concerne l’accompagnement des professionnels pour faciliter la reprise dynamique du secteur, Mme Houti, la directrice de « Côté  Immo » propose quatre axes majeurs : 

  • La mise en place d’un nouveau référentiel faisant ressortir avec plus de précision les prix de l’immobilier ; 
  • La révision à la baisse des taux de crédit habitat ainsi que la mise en place de taux préférentiels en faveur des primo-acquérant et des acquéreurs de logements sociaux ; 
  • Le prolongement de l’exonération de 50% des droits d’enregistrement ; 
  • La pression à la baisse sur les prix des matières premières et du carburant. 






Mardi 30 Août 2022

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