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LE SRAS COVE 2 FÊTE SON PREMIER ANNIVERSAIRE




A lire ou à écouter en podcast :

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Le Sras-Cov2, dernier né de la famille des coronavirus et son enfant terrible, a fêté, le 1er décembre, son 1er anniversaire. « Sad birthday » pourrait-on lui souhaiter.

Casse-pied et assassin


Il y a un an, exactement, a été officiellement déclaré le premier cas d’un humain infecté par ce virus assassin, qui emporte les plus âgés et les moins bien portants.

« Il » nous a privé de proches parents et chers amis, enquiquiné l’existence autant qu’il a pu et ne semble nullement pressé de débarrasser le plancher. « Il » est, semble-t-il, là pour y rester. On craint tellement de le rencontrer que le monde entier s’en est masqué.

On l’a cru, au tout début, les yeux bridés et ne sachant parler que le mandarin. « Il » s’est avéré cosmopolite et grand conquérant, envahissant les cinq continents, ainsi que, polyglotte, capable de se faire comprendre dans toutes les langues. Ceux qui ont eu la chance d’échapper à ses griffes disent qu’il te coupe le souffle sous son emprise.


Indigne humanité


Sauf qu’au lieu de liguer toute l’humanité contre lui, « il » est plutôt parvenu à la diviser encore plus que, déjà, elle n’était. C’est quand même honteux, sachant qu’« il » ne dispose que de la moitié d’une chaîne ADN telle celle dont est doté un humain.
Ainsi a-t-on vu les nations se disputer de simples bavettes, d’érudits médecins s’excommunier mutuellement, de parfaits ignorants s’ériger en savants, les populations se terrer chez elles parce qu’on ne sait pas, pour « le » contrer, faire autrement.

Vaccinons, dit-on maintenant, et tout ira comme avant. Mais quelle potion ? Pour pouvoir circuler librement sur quels continents ? Et que fera-t-on de ceux qui ne trouvent aucun des arguments à se faire vacciner convaincant ?

 

Que d’interrogations… Pour encore plus de division.


Virus recruté


Il faut s’imaginer un extra-terrestre qui regarde l’humanité cafouiller face à une microscopique entité biologique non-dotée de raison pour se rendre compte que l’évolution prétendue de ladite humanité n’est, peut-être, que simple illusion.

Un bébé virus d’un an tient les humains par le bout du nez et la fait danser. Et c’est, même, à qui parviendrait à l’instrumentaliser pour réaliser ses égoïstes intérêts. En matière bassesse, l’humain ne semble pas avoir fini de chercher le fond. Nietzsche s’est sûrement trompé, le surhomme n’est pas pour demain.

Une lueur d’espoir dans ce sombre fatras de vulgaires desseins, le sens de l’abnégation et du sacrifice dont savent encore faire preuve les quelques altruistes, comme vu au cours de l’actuelle crise, grâce à qui le cas de l’humanité n’est pas tout à fait désespéré.


Choix binaire


Tel un paradoxe de Schrödinger, l’humanité est capable de dévoiler, simultanément, le meilleur et le pire d’elle-même. La dichotomie entre le bien et le mal est constitutive de ses croyances et cultures. Comme, cependant, l’esprit précède la matière, la notion même d’humanité comprend le choix de son destin.

Sinon, la biosphère commence à envoyer d’inquiétants signaux pour exprimer son ras le bol de l’instinct de destruction des humains ; l’atmosphère se réchauffe et les virus attaquent. Arrêtez vos c*** ou c’est la fin !

Ahmed Naji 







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