En choisissant l’occasion sacrée de Aïd Al Adha pour annoncer cette mesure exceptionnelle, le Souverain marocain inscrit son initiative dans une tradition de magnanimité et d’élévation morale qui caractérise la Monarchie marocaine.
Dans un contexte international marqué par les crispations identitaires, les replis nationalistes et la montée des tensions autour des événements sportifs, le Royaume choisit une voie différente : celle de la sagesse, de la retenue et de la réconciliation.
Cette approche illustre une conception marocaine de la puissance fondée moins sur la démonstration coercitive que sur l’influence morale, la stabilité institutionnelle et la capacité à transformer un incident en opportunité diplomatique.
La portée de cette décision dépasse d’ailleurs le cadre bilatéral.
En adressant simultanément ses vœux au président Bassirou Diomaye Faye, aux autorités et au peuple sénégalais, le Roi Mohammed VI rappelle que la diplomatie marocaine demeure avant tout une diplomatie des peuples, fondée sur l’affectif autant que sur le stratégique. Une diplomatie où la dimension humaine conserve toute sa centralité.
À travers cette Grâce Royale, Rabat ne se contente pas de tourner une page judiciaire. Le Royaume réaffirme une vision : celle d’une Afrique des solidarités, du respect mutuel et des liens fraternels durables.
Une vision que le Sénégal, depuis toujours, partage pleinement avec le Maroc.
Par Said Temsamani.












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