Cette alerte mérite d’être entendue.
Le risque est plus discret, plus quotidien, et sans doute plus profond : que les humains utilisateurs de l’IA renoncent à l’effort d’apprentissage et de compréhension face à cet objet socio-technique inédit.
Par « super-IA », il ne s’agit pas de l’intelligence artificielle telle que nous la connaissons aujourd’hui.
La super-IA désigne un concept théorique, encore inexistant, qui renverrait à un système capable de dépasser l’intelligence humaine dans presque tous les domaines cognitifs, d’apprendre de manière autonome, de se transférer d’un champ à un autre et d’améliorer ses propres capacités.
Il faut le dire clairement : l’IA ne gouverne pas.
Le véritable risque est la délégation cognitive et la perte de l’esprit critique. L’intelligence artificielle est un objet socio-technique qui engage notre responsabilité collective.
Le vrai danger n’est pas que l’humain soit gouverné par l’IA. Le vrai danger est que l’humain cesse de vouloir comprendre ce qu’il fait faire à l’IA.
Par Dr Az-Eddine Bennani












L'accueil




Le Maroc peut-il transformer Sunrise en machine à souveraineté industrielle?











