L’Official MENA Chart a adopté de nouvelles règles d’éligibilité pour les morceaux créés avec l’aide de l’intelligence artificielle générative, rapporte Le Matin. Le dispositif concerne aussi les classements officiels d’Afrique du Nord, ce qui lui donne un intérêt direct pour les artistes, producteurs et auditeurs marocains actifs sur les plateformes de diffusion.
Un titre ne pourra être retenu que si l’outil d’IA utilisé est autorisé et licite, si la création demeure substantiellement humaine et si aucun soupçon de manipulation des écoutes ne pèse sur lui. L’emploi de l’IA générative devra aussi être signalé aux auditeurs conformément aux règles applicables et aux normes d’étiquetage du secteur.
Ces principes ont été élaborés par la Fédération internationale de l’industrie phonographique. La source indique qu’ils sont soutenus par plusieurs groupes musicaux, parmi lesquels Sony Music, Universal Music Group et Warner Music Group. Il s’agit donc d’une règle annoncée pour les classements concernés, et non d’une estimation de presse sur la popularité de titres générés par IA.
Le chantier distingue également les contenus « générés par IA » de ceux simplement « assistés par IA ». Pour la scène marocaine, cette nuance peut devenir importante au moment de documenter la contribution humaine, les licences des outils et la provenance des écoutes.
La règle ne bannit pas l’innovation : elle conditionne l’accès aux classements MENA à des critères de création et de transparence. Les artistes marocains concernés devront donc vérifier les modalités précises avant une soumission et ne pas confondre diffusion sur une plateforme et éligibilité à un classement officiel.












L'accueil














