Du 20 juillet au 20 août 2026, Marrakech accueillera un parcours nocturne réunissant plus de cent sculptures lumineuses.
L'expérience promet une respiration familiale en plein été, tout en posant la question de la place accordée au contenu culturel.
Le Magic Garden Festival prendra place au Palais des Congrès et au Mövenpick Mansour Eddahbi. Le parcours, annoncé entièrement couvert, doit ouvrir chaque soir avec deux créneaux allant de 20 heures à minuit.
Créatures fantastiques, portes lumineuses et décors immersifs composent l'essentiel de la proposition.
Après une première expérience organisée au Vélodrome de Casablanca, le festival change de ville et vise un public mêlant familles marrakchies, visiteurs marocains et touristes étrangers.
Le choix d'un espace intérieur paraît cohérent à une période où les températures nocturnes peuvent encore être éprouvantes.
L'intérêt du dispositif est immédiat : il se photographie facilement, se partage sur les réseaux sociaux et offre une sortie accessible à plusieurs générations.
Ce sont aussi ses limites possibles. Une scénographie spectaculaire peut vite devenir un simple décor si elle ne raconte rien du lieu qui l'accueille.
L'enjeu sera donc de savoir si cette édition dépasse l'accumulation d'images lumineuses. Quelle place sera faite à la création marocaine, aux artisans, aux récits locaux ou aux jeunes concepteurs visuels ?
Les informations publiques consultées détaillent l'expérience et les horaires, beaucoup moins sa programmation artistique.
Le festival dispose d'un mois pour convaincre. À Marrakech, ville déjà saturée d'images, la lumière attire. Pour laisser une trace, elle doit encore porter une histoire.












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