Pour beaucoup d’acteurs de la place, cette double annonce est bien plus qu’un simple ajout de produits financiers : c’est l’entrée du Maroc dans l’univers sophistiqué des produits dérivés organisés, où l’on peut désormais négocier des instruments permettant de couvrir des risques de marché ou d’exprimer des anticipations sur les tendances boursières.
Conçu comme une plateforme de référence centrale, le portail de l’ICMAT (accessible sur ICMAT.ma) offre un accès clair et structuré à une multitude de ressources : le cadre réglementaire complet, les missions et la composition de l’instance, une présentation détaillée des acteurs du marché à terme, ainsi qu’un centre de ressources riche en guides, formulaires et FAQ. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie affirmée de modernisation du système financier, portée conjointement par Bank Al‑Maghrib et l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC).
Le véritable tournant, c’est évidemment la mise en service du “Future MASI 20”, un contrat à terme ferme adossé à l’indice MASI 20, qui regroupe les 20 valeurs les plus liquides de la Bourse de Casablanca. Ce contrat standardisé, déjà encadré par des textes comme la loi 42‑12 relative aux marchés à terme, est désormais officiellement échangé, offrant aux opérateurs la possibilité de prendre des positions sur l’évolution de l’indice ou de se protéger contre des mouvements de prix défavorables.
Les premières transactions, enregistrées dès ce lundi matin, ont porté sur plusieurs échéances (juin, septembre, décembre 2026 et mars 2027), avec un volume notable près de 680 contrats échangés pour un montant nominal avoisinant 8,92 millions de dirhams vers 10 h. Cela illustre un intérêt réel des investisseurs pour ces nouveaux outils, même si ce compartiment est encore naissant.
Sur le plan réglementaire et opérationnel, ce lancement est le fruit d’un travail de plusieurs années : la loi 42‑12 a fixé le cadre légal, suivi de décrets d’application et d’un long processus de préparation technique, incluant la structuration de la chaîne complète des marchés.
Ce développement du marché des capitaux ne profitera pas uniquement aux institutionnels : à terme, l’ouverture à un public plus large pourrait permettre à des investisseurs bien informés et prudents de tirer parti de ces outils, tout en augmentant la liquidité et l’attractivité de la place de Casablanca.
Cette étape est aussi un signal fort envoyé au monde financier : le Maroc accélère sa modernisation financière, se dotant de mécanismes qui rapprochent sa place boursière des standards internationaux, tout en offrant des solutions de gestion des risques plus avancées pour ses opérateurs économiques.
-
Bourse de Casablanca : le MASI clôture en hausse de 0,48%
-
Almar Capital : la nouvelle banque d’affaires indépendante à Casablanca
-
Bourse de Casablanca : ouverture en hausse, le MASI grimpe de 1,03%
-
Bourse de Casablanca : le MASI progresse de +0,14 %
-
IDE : 56,1 milliards de dirhams en 2025, un record historique












L'accueil




