De l’État dépensier à l’État transformateur
Pour lui, le marché public n’est plus un acte d’achat. C’est un acte de gouvernement. À travers lui, l’État choisit les territoires qu’il désenclave, les entreprises qu’il soutient, les innovations qu’il encourage. La réforme n’est donc pas financière, elle est philosophique : passer de la logique de la dépense à celle de la performance.
Un chantier livré à temps vaut plus qu’un budget consommé à 100 %. Une école ouverte vaut plus qu’un crédit épuisé.
Le litige, symptôme d’un mal en amont
Le litige n’est pas un accident, c’est une conséquence. Chaque contentieux est une double peine : pour l’administration, qui voit ses projets bloqués, et pour les territoires, qui attendent. Un procès qui dure des années, c’est une route qui n’existe pas, un hôpital qui tarde, une région qui stagne. D’où l’insistance de Baraka sur une approche préventive : mieux penser avant de contracter, mieux cadrer avant de signer.
Numériser pour rassurer
Demain, l’intelligence artificielle pourrait même aider à évaluer les offres, détecter les anomalies et anticiper les risques. Une technologie au service de l’intégrité et de l’efficacité, pas de l’arbitraire. Dans une économie qui cherche à attirer l’investissement, la clarté des règles est un capital aussi précieux que l’argent.
Moins de procès, plus de solutions
Car chaque litige judiciarisé est un projet gelé. Et un projet gelé est toujours payé par le citoyen. Un État fort n’est pas celui qui multiplie les procès, mais celui qui sait les éviter.
Réformer les textes, changer les esprits
La commande publique n’est pas une formalité. C’est un engagement moral de l’État envers ses citoyens.
La bataille de la confiance
C’est dans la qualité des chantiers livrés, plus que dans la quantité des budgets votés, que se jouera la crédibilité de l’État moderne.
Par Said Temsamani












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