La confiance comme enjeu politique et économique
La lutte contre la corruption revient au cœur du débat politique marocain. Dans une intervention présentée lors d’une rencontre nationale du Parti de l’Istiqlal, Abdeljabbar Rachidi, président du Conseil national du parti, a défendu une idée centrale : le Maroc ne manque pas seulement de textes, il doit surtout renforcer leur application, leur cohérence et leur impact concret sur la vie des citoyens.
Le responsable istiqlalien a replacé ce débat dans une longue trajectoire nationale. Il rappelle que le Maroc s’est engagé dès les années 1960 dans la répression des crimes liés aux deniers publics, avant de rejoindre progressivement les conventions internationales, notamment la Convention des Nations unies contre la corruption, signée par le Royaume en 2003 et ratifiée en 2007. La Constitution de 2011 a ensuite consacré plusieurs principes clés, dont la prévention des conflits d’intérêts, la transparence des marchés publics, la concurrence loyale et la création de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.
Sur le papier, l’architecture institutionnelle est solide. Le Conseil de la concurrence, l’INPPLC, les juridictions financières, le droit d’accès à l’information, les règles sur les marchés publics ou encore la déclaration de patrimoine forment un ensemble censé prévenir les abus et protéger l’intérêt général. Mais le discours souligne une faiblesse persistante : l’écart entre le droit écrit et les pratiques réelles. Selon Transparency International, le Maroc a obtenu 37 points sur 100 dans l’Indice de perception de la corruption 2024, un niveau comparable à celui de 2012 et inférieur à la moyenne mondiale indiquée dans le document fourni. Les données les plus récentes placent ensuite le Maroc à 39 sur 100, au 91e rang sur 182 pays dans l’édition 2025, ce qui traduit une amélioration limitée mais pas une rupture.
Le conflit d’intérêts apparaît comme l’un des angles morts les plus sensibles. Abdeljabbar Rachidi insiste sur la nécessité d’un cadre clair pour encadrer les situations où un responsable public peut être influencé par un intérêt personnel, familial, économique ou relationnel. L’OCDE relève d’ailleurs que le Maroc répond à une part importante des critères réglementaires relatifs aux conflits d’intérêts, mais que leur mise en œuvre effective reste nettement plus faible.
Pour les jeunes Marocains, ce débat n’est pas abstrait. Il touche au prix des produits, à l’égalité des chances, à l’accès aux marchés publics, à la qualité des services administratifs et à la crédibilité des institutions. Quand la corruption prospère, elle renchérit le coût de la vie, décourage l’investissement honnête et affaiblit la confiance dans l’État.
La question posée par Abdeljabbar Rachidi est donc simple, mais décisive : comment passer d’une politique anticorruption fondée sur le diagnostic à une culture publique fondée sur la reddition des comptes ? Le Maroc de demain ne se construira pas seulement avec des lois plus nombreuses, mais avec des règles appliquées à tous, visibles dans l’économie, l’administration et le quotidien des citoyens.
Le responsable istiqlalien a replacé ce débat dans une longue trajectoire nationale. Il rappelle que le Maroc s’est engagé dès les années 1960 dans la répression des crimes liés aux deniers publics, avant de rejoindre progressivement les conventions internationales, notamment la Convention des Nations unies contre la corruption, signée par le Royaume en 2003 et ratifiée en 2007. La Constitution de 2011 a ensuite consacré plusieurs principes clés, dont la prévention des conflits d’intérêts, la transparence des marchés publics, la concurrence loyale et la création de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.
Sur le papier, l’architecture institutionnelle est solide. Le Conseil de la concurrence, l’INPPLC, les juridictions financières, le droit d’accès à l’information, les règles sur les marchés publics ou encore la déclaration de patrimoine forment un ensemble censé prévenir les abus et protéger l’intérêt général. Mais le discours souligne une faiblesse persistante : l’écart entre le droit écrit et les pratiques réelles. Selon Transparency International, le Maroc a obtenu 37 points sur 100 dans l’Indice de perception de la corruption 2024, un niveau comparable à celui de 2012 et inférieur à la moyenne mondiale indiquée dans le document fourni. Les données les plus récentes placent ensuite le Maroc à 39 sur 100, au 91e rang sur 182 pays dans l’édition 2025, ce qui traduit une amélioration limitée mais pas une rupture.
Le conflit d’intérêts apparaît comme l’un des angles morts les plus sensibles. Abdeljabbar Rachidi insiste sur la nécessité d’un cadre clair pour encadrer les situations où un responsable public peut être influencé par un intérêt personnel, familial, économique ou relationnel. L’OCDE relève d’ailleurs que le Maroc répond à une part importante des critères réglementaires relatifs aux conflits d’intérêts, mais que leur mise en œuvre effective reste nettement plus faible.
Pour les jeunes Marocains, ce débat n’est pas abstrait. Il touche au prix des produits, à l’égalité des chances, à l’accès aux marchés publics, à la qualité des services administratifs et à la crédibilité des institutions. Quand la corruption prospère, elle renchérit le coût de la vie, décourage l’investissement honnête et affaiblit la confiance dans l’État.
La question posée par Abdeljabbar Rachidi est donc simple, mais décisive : comment passer d’une politique anticorruption fondée sur le diagnostic à une culture publique fondée sur la reddition des comptes ? Le Maroc de demain ne se construira pas seulement avec des lois plus nombreuses, mais avec des règles appliquées à tous, visibles dans l’économie, l’administration et le quotidien des citoyens.












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