Mohamed Amine Ouamira : Acteur politique et associatif
L'entretien part d'un constat largement partagé : les jeunes ne sont pas indifférents à l'avenir de leur pays, mais ils expriment une défiance croissante envers les partis politiques et les institutions représentatives. Cette crise de confiance ne traduit pas un rejet de l'engagement citoyen, mais plutôt une remise en question des formes traditionnelles de participation politique.
Selon Mohamed Amine Ouamira, ce désengagement trouve ses racines dans plusieurs facteurs. Les jeunes ont le sentiment d'être peu écoutés, insuffisamment représentés et souvent sollicités uniquement lors des échéances électorales. Beaucoup privilégient aujourd'hui l'engagement associatif, jugé plus concret et plus proche des réalités du terrain, même s'il ne permet pas toujours d'influencer directement les politiques publiques.
Législatives 2026 : la jeunesse marocaine a-t-elle définitivement perdu confiance dans la politique ?
L'épisode souligne également une distinction importante entre la confiance accordée aux grandes orientations nationales et la perception plus critique du fonctionnement des partis politiques. Cette situation interroge la capacité de ces derniers à renouveler leurs méthodes, leurs discours et leurs profils afin de mieux répondre aux attentes d'une nouvelle génération.
Au-delà du diagnostic, Tilt ouvre aussi des pistes de réflexion. L'invité plaide pour une politique davantage fondée sur les compétences, la transparence et le débat d'idées. Il estime que les jeunes doivent disposer d'un véritable espace d'initiative au sein des formations politiques et ne plus être considérés comme une simple réserve électorale. La valorisation des parcours, le renouvellement des élites et une participation effective aux décisions apparaissent comme des leviers essentiels pour restaurer la confiance.
L'entretien rappelle enfin que les législatives de 2026 constitueront un test majeur pour la démocratie marocaine. Le niveau de participation des jeunes pourrait devenir l'un des principaux indicateurs de la capacité du système politique à se réinventer. Sans un effort de rapprochement entre institutions, partis et nouvelles générations, le fossé risque de continuer à se creuser. À l'inverse, si cette jeunesse retrouve des raisons de croire à l'efficacité de l'action publique, elle pourrait redevenir l'un des principaux moteurs du renouvellement démocratique.
Retrouvez l'intégralité de cet échange dans le nouvel épisode de Tilt sur L'ODJ Média.
Selon Mohamed Amine Ouamira, ce désengagement trouve ses racines dans plusieurs facteurs. Les jeunes ont le sentiment d'être peu écoutés, insuffisamment représentés et souvent sollicités uniquement lors des échéances électorales. Beaucoup privilégient aujourd'hui l'engagement associatif, jugé plus concret et plus proche des réalités du terrain, même s'il ne permet pas toujours d'influencer directement les politiques publiques.
Législatives 2026 : la jeunesse marocaine a-t-elle définitivement perdu confiance dans la politique ?
L'épisode souligne également une distinction importante entre la confiance accordée aux grandes orientations nationales et la perception plus critique du fonctionnement des partis politiques. Cette situation interroge la capacité de ces derniers à renouveler leurs méthodes, leurs discours et leurs profils afin de mieux répondre aux attentes d'une nouvelle génération.
Au-delà du diagnostic, Tilt ouvre aussi des pistes de réflexion. L'invité plaide pour une politique davantage fondée sur les compétences, la transparence et le débat d'idées. Il estime que les jeunes doivent disposer d'un véritable espace d'initiative au sein des formations politiques et ne plus être considérés comme une simple réserve électorale. La valorisation des parcours, le renouvellement des élites et une participation effective aux décisions apparaissent comme des leviers essentiels pour restaurer la confiance.
L'entretien rappelle enfin que les législatives de 2026 constitueront un test majeur pour la démocratie marocaine. Le niveau de participation des jeunes pourrait devenir l'un des principaux indicateurs de la capacité du système politique à se réinventer. Sans un effort de rapprochement entre institutions, partis et nouvelles générations, le fossé risque de continuer à se creuser. À l'inverse, si cette jeunesse retrouve des raisons de croire à l'efficacité de l'action publique, elle pourrait redevenir l'un des principaux moteurs du renouvellement démocratique.
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