D’un côté, une équipe solide, disciplinée et toujours inviolée. De l’autre, une sélection imprévisible capable du meilleur comme du pire. L’Espagne affronte la Belgique, vendredi à Los Angeles, en quart de finale de la Coupe du monde 2026 avec le statut de favorite.
Si la France impressionne par sa puissance offensive, la Roja séduit avant tout par sa rigueur défensive. Les Espagnols sont les seuls quarts de finalistes à ne pas avoir encaissé le moindre but depuis le début du tournoi.
Le gardien d’Unai Simón n’a ainsi eu que six tirs cadrés à repousser en cinq rencontres, symbole de la maîtrise collective de la sélection espagnole.
«Défensivement, nous sommes très bien structurés, nous savons tous ce qu’il faut faire», a expliqué le gardien remplaçant Joan García à l’AFP.
«Pour un gardien, le plus important est parfois d’éviter les frappes plutôt que de les arrêter. Empêcher l’adversaire d’arriver jusqu’au but, grâce au travail collectif, est essentiel. Ce sont des détails qui n’apparaissent pas toujours dans les statistiques mais qui montrent que notre plan fonctionne», a-t-il ajouté.
Face au Portugal en huitième de finale, la Roja a dû patienter jusqu’au temps additionnel pour faire la différence grâce à Mikel Merino (1-0). Sans être flamboyants offensivement, les Espagnols semblent encore disposer d’une importante marge de progression.
C’est notamment le cas de Lamine Yamal, diminué physiquement au début de la compétition et auteur d’un seul but jusqu’ici. La pépite espagnole espère monter en puissance dans les matches à élimination directe.
Championne du monde en 2010 grâce à son contrôle du ballon et à une défense presque infranchissable, l’Espagne semble avoir retrouvé cette identité de jeu qui lui avait permis de conquérir son unique titre mondial.
En face, la Belgique a connu un parcours beaucoup plus mouvementé. Après deux matches nuls lors de la phase de groupes, les hommes de Rudi Garcia ont enchaîné trois victoires consécutives, dont un succès renversant contre le Sénégal (3-2) avant une démonstration face aux États-Unis (4-1).
Le sélectionneur belge n’a pas hésité à bouleverser ses choix en utilisant déjà dix-huit titulaires différents depuis le début du tournoi, allant même jusqu’à laisser Kevin De Bruyne sur le banc lors du tour précédent.
Capables d’alterner séquences brillantes et passages plus compliqués, les Diables rouges misent notamment sur l’expérience de Thibaut Courtois.
«La situation ressemble un peu au quart de finale de 2018 contre le Brésil. Ils étaient favoris et possédaient davantage de qualités individuelles, mais nous étions une grande équipe collectivement. C’est aussi le cas aujourd’hui», a déclaré le gardien du Real Madrid.
«Nous avons montré notre force collective face au Sénégal. Je crois en nos chances», a-t-il poursuivi.
Son jeune coéquipier Diego Moreira estime lui aussi que la Belgique possède les armes pour inquiéter la Roja.
«Nous avons démontré lors des deux derniers matches de quoi nous étions capables. À nous désormais de confirmer», a déclaré le défenseur de 21 ans.
Le joueur a également salué le rôle des cadres de la sélection, notamment Courtois, De Bruyne et Romelu Lukaku, déjà auteur de trois buts en sortie de banc depuis le début de la compétition.
«L’Espagne aime avoir le ballon, endormir son adversaire et attaquer par vagues. Nous allons travailler les solutions pour les empêcher de développer leur jeu. Il faudra être agressifs, bien contre-presser et leur montrer que nous avons nous aussi de grandes qualités», a conclu Diego Moreira.
L’affiche entre l’Espagne et la Belgique opposera ainsi la meilleure défense du tournoi à une équipe belge capable de renverser n’importe quel scénario, avec une place en demi-finale en ligne de mire.












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