Les Journées culturelles marocaines ont transformé la place du 6e arrondissement et les abords du jardin du Luxembourg en vitrine du Royaume jusqu'au 6 juillet.
Une culture présentée dans l'espace public.
Organisée par le Consulat général du Maroc à Paris avec la mairie du 6e arrondissement, la manifestation a proposé au public français un aperçu de la culture marocaine. Le choix d'un espace ouvert permet de toucher des passants qui ne fréquentent pas nécessairement les institutions spécialisées.
Artisanat, arts et rencontres peuvent ainsi créer une première relation avec le pays, au-delà des représentations touristiques habituelles.
La diplomatie culturelle exige de la réciprocité.
Une vitrine ponctuelle gagne en profondeur lorsqu'elle débouche sur des invitations d'artistes, des traductions, des coproductions et des programmes éducatifs. La diaspora marocaine doit également être considérée comme partenaire créatif, et non seulement comme public naturel.
Les Journées culturelles peuvent renforcer le dialogue interculturel si elles présentent un Maroc pluriel, contemporain et capable de débat. Leur réussite se mesurera aux collaborations qui continueront après le démontage des installations parisiennes.
Un calendrier de suivi rendrait ces suites visibles : résidences croisées, accueil d'œuvres françaises au Maroc, échanges entre écoles d'art et présence d'éditeurs marocains. Sans ce prolongement, le risque est de réduire la culture nationale à quelques symboles immédiatement reconnaissables.












L'accueil














