Écart croissant entre production et vente
Selon Mustapha Mounassar, Président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volaille, l’écart entre le prix à la ferme et le prix de détail peut atteindre 7 à 8 dirhams par kilo. Dans les marchés où la concurrence est plus forte, les prix se situent plutôt autour de 17 à 17,5 dirhams, indiquant que la structure commerciale et la densité des points de vente influencent fortement les tarifs.
Le secteur avicole bénéficie néanmoins d’une production stable. La production hebdomadaire de poussins a atteint 12,5 millions, contre 11 millions l’année précédente, tandis que la production de dindons progresse à 1,8 million par mois. Ces chiffres traduisent une offre suffisante pour répondre à la demande, selon les professionnels, et la productivité a été soutenue par des conditions météorologiques favorables et un cheptel en bonne santé.
La demande comme moteur de la hausse
La hausse des prix s’explique surtout par l’augmentation de la demande pour le poulet, devenue une alternative moins coûteuse aux viandes rouges et au poisson. L’approche des périodes de forte consommation amplifie cette tendance, entraînant un regain de consommation dans les foyers marocains.
Les professionnels se veulent cependant rassurants ;le marché reste globalement maîtrisé, avec un approvisionnement suffisant pour le Ramadan. Les opérations d’importation et de production des reproducteurs se poursuivent normalement, soutenant la stabilité de l’offre pour 2026.
Facteurs externes et vigilance
À l’international, les tensions dans le détroit d’Ormuz n’ont pour l’instant qu’un impact limité, car les importations de matières premières comme le maïs et le soja transitent par d’autres routes. Le principal facteur de vigilance reste l’évolution des prix du pétrole, susceptible de renchérir les coûts logistiques et de transport, et donc de se répercuter sur les prix finaux.












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