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Pour une meilleure prise en charge des maladies cardiaques chez la femme enceinte


Dans la revue de médecine pratique N°115 /octobre 2021, l’équipe du service de la Maternité Harouchi du CHU Ibn Rochd de Casablanca, présente tout un dossier d’actualités diagnostiques et thérapeutiques sur les maladies Cardio-vasculaires chez la femme enceinte



Par Dr Anwar CHERKAOUI

pour_une_meilleure_prise_en_ch1633550243.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (894.75 Ko)

Premier constat de cette étude scientifique, l'incidence des cardiopathies, à savoir le nombre de nouveaux cas déclarés au cours de la grossesse est stable.
 
La morbimortalité (mortalités dues à ces maladies cardiovasculaire) semble en diminution tout en restant préoccupante.
Se sont les premières conclusions tirées des deux derniers rapports triennaux anglais sur la mortalité maternelle.
 
Le dossier scientifique de la revue de médecine  pratique (octobre 2021), indique que la prise en charge des cardiopathies au cours de la grossesse pose deux problèmes distincts.
 
Le premier correspond à l'évaluation et le suivi de cardiopathies préexistantes à la grossesse, qui peuvent être décompensées par les modifications physiologiques induites par la grossesse ou durant le travail d’accouchement ( l’effort fourni  par la parturiente).
Car, face aux demandes métaboliques augmentées, notamment en lipides, protides et glucides, chez la mère et chez le fœtus, la grossesse s'accompagne de nombreux changements hémodynamiques, notamment l’augmentation du débit et de la fréquence cardiaque.

Et il faut préciser que la plupart des paramètres hémodynamiques de la grossesse retournent à leurs valeurs initiales après deux semaines post-partum.
 
Le deuxième problème est le diagnostic et le traitement de nouvelles cardiopathies apparues pour la première fois pendant la grossesse.

En première ligne on a les cardiopathies ischémiques, liées à une mauvaise oxygénation du cœur, les dissections aortiques, dont la principale manifestation est une douleur brutale dans la poitrine, de type déchirure, et la cardiomyopathie du péripartum (CMPP), qui est une forme d’insuffisance cardiaque qui survient le dernier mois de la grossesse ou les cinq premiers mois après l’accouchement sans aucune cause apparente.
 
Et La principale cause de la défaillance cardiaque aiguë au cours de la grossesse reste la décompensation d'une cardiopathie chronique existante.

Il s’agit alors de cardiopathies congénitales qui en constituent les premières étiologies avec les cardiopathies rhumatismales post infectieuses chez certains groupes de la population, en fonction de leurs origines géographiques.  

L’équipe de la Maternite Harouchi du CHU Ibn Rochd, insiste dans son travail scientifique paru dans la revue de médecine pratique (octobre 2021), que la grossesse de ces patientes avec maladies cardiaques doit idéalement, sinon impérativement, être planifiée afin d'optimiser le statut fonctionnel avant la conception (la grossesse).

Car, La prise en charge des décompensations cardiaques aiguës (complications), doit être multidisciplinaire pour permettre le meilleur compromis entre l'état maternel et le pronostic fœtal.

Dans le numéro 115 de la revue de médecine pratique d’octobre 2021, l’équipe de la Maternité Harouchi propose une mise au point scientifique sur les risques de décompensation cardiaque en cas de cardiopathie maternelle préexistante à la grossesse et  les modalités de prise en charge de ces patientes.

Ce dossier de formation médicale continue s’attaque également aux cardiopathies les plus fréquemment déclenchées par la grossesse ainsi que leur prise en charge.

D’autres Actualités diagnostiques et thérapeutiques liées à d’autres pathologies sont au menu du numéro d’octobre 2021 de la revue de médecine pratique.

Pour finir et pour voir de façon plus globale, un grznd challenge attend le nouveau gouvernement, c’est La  mise en place d’un véritable programme national de Formation médicale continue obligatoire (PNFMCO), car, aujourd’hui au Maroc, il y a encore des médecins qui pratique une médecine hors temps, dans le sens négatif du terme. 

Dr Anwar CHERKAOUI





Mardi 5 Octobre 2021