Un indice qui va au-delà du PIB
Contrairement aux classements classiques focalisés sur la seule richesse produite, l’indice de HelloSafe adopte une approche plus large. Il croise six indicateurs économiques et sociaux pour évaluer non seulement la capacité d’un pays à créer de la valeur, mais aussi la manière dont cette richesse se diffuse dans la société.
Résultat : le Maroc n’est pas à la traîne, mais ne parvient pas encore à transformer durablement la croissance en bien-être généralisé. Avec 30,02 points, le Royaume se situe dans la tranche 30–40, celle des économies disposant d’une structure productive réelle, mais confrontées à des freins sociaux persistants. En clair, la machine tourne, mais les bénéfices ne ruissellent pas partout.
8ᵉ en Afrique, mais des écarts persistants
À l’échelle du continent, le Maroc se classe 8ᵉ, derrière des pays comme Maurice, les Seychelles ou l’Algérie, qui affichent des scores plus élevés selon la méthodologie retenue. Ce rang africain traduit une position intermédiaire : le Royaume devance plusieurs économies du continent, mais reste pénalisé par des revenus par habitant modestes, des inégalités marquées et des disparités territoriales encore fortes.
Le classement ne nie pas les efforts engagés. Il souligne plutôt une réalité que beaucoup de Marocains ressentent au quotidien : la croissance existe, mais elle ne se voit pas toujours dans le panier de la ménagère.
Le poids décisif des indicateurs sociaux
Là où l’indice frappe juste, c’est dans la pondération accordée aux critères sociaux. L’indice de développement humain pèse à lui seul 20 % du score, tandis que les inégalités de revenus et le taux de pauvreté comptent ensemble pour 25 %.
Autrement dit, produire plus ne suffit pas. Il faut produire mieux et surtout partager davantage.
Dans le cas marocain, ces paramètres expliquent largement le score final. Les inégalités, la vulnérabilité sociale et les écarts entre régions continuent de freiner la perception d’une prospérité réelle, malgré une stabilité macroéconomique globalement saluée.
Un potentiel de progression réel
HelloSafe insiste sur un point clé : ce classement n’est ni un verdict définitif ni une condamnation. Les pays situés dans cette tranche disposent souvent d’un fort potentiel de progression.
Le Maroc coche plusieurs cases positives : infrastructures en développement, systèmes éducatif et sanitaire en amélioration, capacité d’investissement public. Mais il reste confronté à des contraintes structurelles qui ralentissent la diffusion des fruits de la croissance.
Le Global Prosperity Index 2025 dresse un constat nuancé : le Maroc avance, mais pas encore au rythme des attentes sociales. Le défi est désormais clair. Transformer les acquis économiques en prospérité tangible, ressentie dans les foyers, les territoires et les opportunités. La question n’est plus seulement combien le pays produit, mais qui en bénéficie réellement.












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