Meta a conclu un projet d’accord avec des États et territoires américains qui l’accusaient d’avoir conçu Facebook et Instagram de manière à favoriser la dépendance des mineurs, rapporte Radio-Canada. Le texte prévoit un versement pouvant atteindre 16,7 milliards de dollars et des réglages plus restrictifs pour les adolescents. Il doit encore être validé par une juge fédérale en Californie.
Dans les juridictions concernées, les comptes des moins de dix-huit ans seraient limités par défaut à deux heures quotidiennes sur les deux plateformes, avec un mode nocturne et des notifications coupées sur certaines plages. Un parent pourrait modifier ces réglages après liaison de son compte, tandis qu’un auditeur indépendant contrôlerait leur application. Meta ne reconnaît pas sa responsabilité et continue de contester les accusations.
La portée géographique est essentielle : Radio-Canada précise que les contraintes ne s’appliqueraient qu’aux territoires signataires et que l’accord ne créerait pas de précédent international. Il ne faut donc pas présenter ces protections comme déjà disponibles au Maroc. Leur intérêt pour les familles marocaines réside dans le test concret qu’elles offrent : les limites automatiques changent-elles réellement les usages et peuvent-elles être vérifiées ?
Pour le Maroc, le dossier fournit une référence prudente aux parents, éducateurs, chercheurs et régulateurs qui réfléchissent à la protection des mineurs en ligne. Les critères utiles seront moins le montant spectaculaire que la transparence des paramètres, la simplicité du contrôle parental et l’accès des chercheurs aux résultats. Une protection vérifiable par défaut peut être comparée à la seule diffusion de conseils, sans supposer qu’une règle américaine s’impose ailleurs.












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