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Que la censure s’abatte sur l’infâme de nos réseaux sociaux !




A lire ou à écouter en podcast :

que_l_infâme_s_abatte___.mp3 Que la censure s’abatte sur l’infâme de nos réseaux sociaux !  (6.69 Mo)

Visiblement on ne sait plus sur quel pied danser ! Là nous exagérons et la pointure et le pas pour voir se profiler les contraires. Il ressort, d’après le peu de vie qui nous est donné de fouler, ou de refouler, pour tordre l’œil de nos sondeurs d’âmes, que la vie serait non seulement une folle fieffée, adulatrice des antipodes, mais qu’elle s'émerveille à prendre un malin plaisir à nous perdre et ce curseur sensé modérer nos inclinations.

Sans doute, cela est bien long et tortueux, cause en est, cette littérature qui a tant alambiqué le chemin de la connaissance, par là entravé, notre petit bonheur, lui-même inventé de toute pièce. Mais qu’est-ce le bonheur ? Si  tant est que ce mot fourre-tout puisse avoir une consistance, soit  malléable à merci, à regret de par cette pauvre encre, qui, elle du moins, est concrète.

Qu’est-ce le bonheur ? un « Oui », un « non », une « ligne droite », comme dirait Nietzsche. En cela que la littérature, de par cette définition, par-delà bien et mal, comme serait enclin à énoncer son marteleur, ce philosophe au marteau, serait contraire au bonheur.

Abrégeons ce masochisme verbal, ce mal d’humeur, pour court-circuiter cet étalage de mots à la confiture désuète, aller droit au but, au rebut ? trêve de longueurs ludiques…. Ramassons ce jet d’encre autour de deux antipodes, liberté, censure.

Bien que l’opposition de valeurs, ce fameux dualisme tant prôné par les métaphysiciens ne soit  pas l’objet de prédilection Nietzschéenne, que le philosophe allemand, à présent six pieds sous terre, vous dirait que la chose participe de son contraire, qu’appliquée à notre exemple, la liberté participerait de la censure, et le vice versa… dans l’amalgame.

Loin de nous cet esprit vétilleux, fou de misères, prêt à vous arracher cet écheveau de difficultés qui vous cabrent et votre esprit adepte  de ces dégourdissements, en mode débraillé, que lui offre la pleine lumière du jour, une et joyeuse, Loin de nous de ces pacotilles marchandées le dimanche, parlons liberté et censure.

Si nous cernons de par notre esprit oisif, dissocié de notre « moi » quotidien, enflé par-delà le nécessaire, cette liberté appliquée à nos réseaux sociaux, nous faisons vite, et la vitesse nous connait, car combien de fois nous sommes-nous brûlés les doigts, et par extension, par générosité peut-être ?  ceux des autres, nous faisons vite de concevoir que cette liberté est mal appliquée.

Une liberté, comme qui dirait un ressort, longtemps tendu, mal embouti,  mal mené, et qui, soudain, se voit donné un élan qui n’est pas sien, un élan emprunté à un vent qui lui est étranger, qu’il a tenté d’acculturer à ses pulsions, à ses grossièretés mal ébauchées, mal élimées, d’instinct primitif, vorace, à vous effilocher, rendre en miettes de ces règles de la bienséance, ou, morale à part, de ces règles du bon goût, si tant est que nous soyons des Kantiens, que nous prêchions pour les jugements esthétiques à priori, pour l’universalité de la beauté.

Bref, que voit-on défiler sur nos réseaux sociaux ? De la bassesse, de l’infâme, de l’irresponsable, de l’immature, de ce qui peut, dans des cas extrêmes, vous faire regretter votre appartenance, comme si cela relevait de votre propre chef,  à l’espèce humaine.

Il ne suffit pas de s’écrier en bon anglophile «  Stop making stupid people famous », comme si cela allait solder notre affaire de tout compte d’imbécilité, déjà, sommes-nous la bouche faite pour ces oreilles ? comme dirait Zarathoustra. Puis nos « stupides » à nous, se chauffent d’un autre bois, sont d’une autre trempe, d’une autre sorte,  pour ne pas dire espèce, et verser, et notre fougue à vouloir nous tirer vers le haut, dans des éclats à caractère racial, ou presque.

C’est dire que c’est désolant, que de voir, quelques-uns, des nôtres, de ceux qui comptent parmi les disparités de notre paysage, qui éclaboussent notre rendu, qui entachent qui nous sommes, de ceux que nous subissons, mais qui désormais, et à notre grand regret, pullulent en nombre, pour voler à la mise à sac des vues, booster leurs piètres visibilités, de par leurs contenus qui a le doigté de vous pourfendre  le point bas d’une sinusoïde, ce n’est pas scientifique, mais c’est réel.


De ces débilités à vous gangréner une génération, à vous mener à la dérive et vos projets de société, que vous voyez s’écrouler, parier sur la plus grosse ruine.

C’est à se demander, si cette liberté mal acquise, mal digérée, mal exercée, se devait buter, aujourd’hui avant demain sur une censure soucieuse de remédier à ce tohu-bohu fait de décadence, et de ringardises.

Une censure que l’on ne peut qu’applaudir, car le temps est à "serrer la vis".

Hicham Aboumerrouane    



Mardi 2 Mars 2021

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