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Quelle part budgétaire réserve le nouveau gouvernement au monde rural ?


En marge de la Journée internationale des femmes rurales qui a lieu le 15 octobre et dans ce contexte où, nouveau gouvernement se mêle au nouveau modèle de développement, l’on se demande ce qu’a réservé le programme gouvernemental au monde rural.
Les citoyens et citoyennes de ce Maroc profond ont de la peine à « survivre » dans des conditions dures, où aridité, inaccessibilité d’eau (qu’ils doivent amener de régions éloignées de plusieurs kilomètres de leur contrée), insuffisance des denrées alimentaires, manque d’infrastructures routières sécurisées… leur rend la vie aléatoire et sans intérêt. Surtout qu’ils ressentent la différence avec le milieu urbain.



En effet, le gap entre milieu urbain et rural est de plus en plus important.
Le développement du milieu rural est un créneau qui devrait prendre une place importante en ce mandat, ne ce serait-ce que dans le cadre de besoins basiques, à savoir, assurer une vie décente et digne aux ruraux, entre nourriture, eau, électricité, éducation et santé.

Quelles sortes de régimes de protection sociale et sanitaire faut-il leur assurer ?

Le Maroc profond, aura-t-il ses chances dans ce nouveau gouvernement ?

Leur regard, sera-t-il plus avantageux envers ces gens lésés, vivant dans des régions pauvres, éloignées et enclavées ?
 
L’INDH, bouée de sauvetage du milieu rural

Il est vrai que pour l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, la lutte contre les disparités sociales et territoriales est un chantier poursuivi depuis longtemps.

Si les phases I et II de l’INDH  ont ciblé le développement des infrastructures et l’accès aux services de base, la Phase III du Programme de Réduction des Disparités Territoriales et Sociales  2017-2023, poursuit ces efforts dans cinq secteurs prioritaires : santé, éducation, adduction en eau potable, routes et pistes rurales et électrification rurale.

Seulement, ces efforts ne sont pas palpables au niveau de toutes les régions, il y a beaucoup à faire. La régionalisation avancée, ce chantier stratégique qui démarre reste le grand défi à relever en ces prochaines années pour rendre à césar ce qui est à césar. Autrement dit, qualifier et promouvoir tous les recoins de la région et leur allouer un budget consistant.


Les coopératives des femmes, pierre angulaire de développement du milieu rural

La Journée internationale des femmes rurales est instaurée par l’ONU pour mettre en exergue leur rôle et leur contribution dans le renforcement du développement agricole, l'amélioration de la sécurité alimentaire...

Elle a pour thème cette année : « Les femmes rurales cultivant de la bonne nourriture pour tous ».

Selon ONU Femmes, les femmes et les filles rurales jouent un rôle essentiel dans les systèmes alimentaires, de la production à la transformation, ainsi que dans la sécurisation de la nutrition des ménages et de la communauté. Pourtant, les relations de pouvoir, inégales entre les femmes et les hommes au sein du ménage et de la société, entre autres discriminations, peut entrainer un accès inégal à la nourriture (entre malnutrition, dénutrition et insécurité alimentaire).

D’ailleurs, ces aléas ont augmenté en 2020 avec la pandémie qui sévit. Le déficit, en matière de protection sociale (insécurité alimentaire) dans le monde a accusé une hausse sensible de 20%. Les femmes et les filles rurales ont été les plus touchées de manière disproportionnée.

Au niveau du Maroc, la souffrance des femmes est doublement vécue puisque, en plus des travaux agricoles, des répercussions infrastructurelles et environnementales, comme affiché, au niveau rural, c’est la femme (pour la plupart) qui fait tout le travail. 

Une évidence, si l’on se rend compte du nombre de coopératives féminines qui poussent comme des champignons au Maroc. 34 515 ont été recensées en 2020. Elles sont crées et gérées par ces femmes battantes qui luttent contre la pauvreté, et ce pour relever le niveau de vie de la famille et pour assurer la scolarisation de leurs enfants.





Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 15 Octobre 2021