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La police est même intervenue brutalement, sur le campus de l’Université de Columbia, à New-York, le 22 avril, pour disperser les manifestants.
Des scènes qui ne sont pas sans rappeler, pour les plus âgés, celles des manifestations estudiantines contre la guerre du Viêtnam (1955-1975), dont on sait qu’elles ont pesé sur la décision finale de Washington de retirer les troupes américaines de ce pays du Sud-est asiatique.
La Maison blanche s’inquiète, de toute évidence, de l’ampleur prise par ce mouvement estudiantin pro-palestinien et son activisme débordant, à quelques six mois des élections présidentielles.
Une porte-parole de l’administration Biden, Karine Jean-Pierre, a souligné, le 24 avril, l’importance de la liberté d’expression et du débat au sein des campus universitaires, tout en dénonçant la « rhétorique de la haine ».
La pression de l’aile progressiste
Si ces derniers, écœurés par le soutien militaire et financier de l’administration Biden à un Israël en pleine folie génocidaire à Gaza, venaient à bouder les bureaux de vote, le 5 novembre, la perspective de perdre les élections présidentielles devient plus que probable.
Le président américain, Joe Biden, est donc pris entre le marteau et l’enclume. Pas question de cesser d’envoyer des armes à Israël, au risque de se mettre à dos le lobby juif, sans l’appui duquel aucun politicien américain ne pourrait faire carrière ou la préserver.
Il n’est plus possible, non plus, d’ignorer les signaux de réprobation émis par la frange pro-palestinienne de la base électorale du parti démocrate.
Un fascisme banalisé
Le plus dure à admettre pour l’establishment américain est que la société israélienne est devenue largement fasciste.
Israël a non seulement perdu sa capacité de dissuasion auprès de son voisinage hostile au Moyen-Orient, la chétive réaction de Tel-Aviv à la frappe iranienne du 14 avril l’ayant clairement démontré, mais elle entraîne, par ailleurs, les Etats-Unis dans sa déchéance militaire et morale.
L’incapacité de l’Ukraine, armée par les Etats-Unis, à ébranler la Russie « poutinienne » a été une première gifle infligée à Washington. Celle d’Israël de venir à bout du Hamas et des autres factions du mouvement de résistance palestinienne dans la bande de Gaza en a été une autre.
Nouvelles règles du jeu
Les missiles hypersoniques chinois sont, en effet, autrement plus évolués, technologiquement, que leurs équivalents iraniens et quantitativement plus nombreux.
Dans le brouillard géopolitique alimenté par les multiples foyers de crise qui enveniment la planète, les étudiants américains voient, peut-être, mieux les récifs vers lesquels se dirigent les Etats-Unis que les élites politiques hauts perchées et aveuglées par la brume.












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