La France accueillera en 2026 une saison culturelle marocaine d’envergure. Expositions, spectacles, rencontres : l’objectif affiché est de mettre en lumière la vitalité artistique du Royaume et de renforcer les échanges bilatéraux. La culture, une fois encore, est mobilisée comme levier diplomatique.
Ces saisons croisées ne sont jamais neutres. Elles racontent une histoire, sélectionnent des voix, hiérarchisent des esthétiques. Le Maroc qui sera montré en France sera nécessairement un Maroc édité, cadré, scénarisé. La question n’est pas de savoir si c’est légitime, mais comment ce récit sera construit.
Quels artistes ? Quels territoires ? Quelles disciplines ? Derrière la célébration du dynamisme, se joue une représentation politique subtile. La culture devient un langage stratégique, capable de dire ce que les discours officiels ne peuvent pas toujours formuler.
Pour les créateurs marocains, l’enjeu est double : visibilité internationale et reconnaissance institutionnelle. Mais aussi risque d’instrumentalisation, si la diversité réelle cède la place à une image trop consensuelle.
Cette saison culturelle sera jugée sur sa capacité à dépasser la vitrine pour devenir un espace de dialogue réel. À défaut, elle restera un exercice élégant, mais sans profondeur transformative.
Ces saisons croisées ne sont jamais neutres. Elles racontent une histoire, sélectionnent des voix, hiérarchisent des esthétiques. Le Maroc qui sera montré en France sera nécessairement un Maroc édité, cadré, scénarisé. La question n’est pas de savoir si c’est légitime, mais comment ce récit sera construit.
Quels artistes ? Quels territoires ? Quelles disciplines ? Derrière la célébration du dynamisme, se joue une représentation politique subtile. La culture devient un langage stratégique, capable de dire ce que les discours officiels ne peuvent pas toujours formuler.
Pour les créateurs marocains, l’enjeu est double : visibilité internationale et reconnaissance institutionnelle. Mais aussi risque d’instrumentalisation, si la diversité réelle cède la place à une image trop consensuelle.
Cette saison culturelle sera jugée sur sa capacité à dépasser la vitrine pour devenir un espace de dialogue réel. À défaut, elle restera un exercice élégant, mais sans profondeur transformative.












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