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Hooliganisme : 136 placements en détention, et la question de fond 02/05/2026
Le classico FAR–Raja a une fois de plus dérapé. Cent trente-six supporters placés en détention provisoire, des dégâts matériels, des blessés. Le scénario, hélas, n'a plus rien d'inédit. Et la fermeté des autorités, si nécessaire soit-elle, ne saurait épuiser la conversation.
Le hooliganisme marocain n'est pas une importation. Il s'est construit progressivement, au fil des décennies, dans les tribunes des grands clubs urbains, nourri par un cocktail particulier : ferveur identitaire de quartier, frustration sociale, désœuvrement d'une jeunesse parfois sans horizon clair. Les ultras, au Maroc comme ailleurs, se sont structurés en véritables communautés, avec leurs codes, leurs chants dont certains sont devenus des hymnes générationnels et leurs lignes rouges.
Le traitement répressif domine la réponse publique. Caméras, fouilles renforcées, peines exemplaires, parfois interdictions de stade. Mais l'on peut s'interroger sur l'efficacité de cette seule grille. Les pays européens ayant traversé des crises similaires — Royaume-Uni des années 1980, Italie des années 2000 — ont fini par combiner sanctions et travail de fond avec les supporters, médiation, reconnaissance institutionnelle des associations de fans.
Au Maroc, ce dialogue reste embryonnaire. Les ultras sont souvent perçus comme un problème, rarement comme un interlocuteur. Pourtant, les chants politiques nés dans les stades — sur la corruption, l'éducation, le chômage — ont parfois précédé les revendications publiques de plusieurs années. Faut-il y voir un avertissement, ou une occasion manquée de comprendre ce qui se joue dans les gradins ?
À l'horizon du Mondial 2030, la sécurité des stades sera scrutée. La question, elle, dépasse de loin la seule grille pénale.
Le hooliganisme marocain n'est pas une importation. Il s'est construit progressivement, au fil des décennies, dans les tribunes des grands clubs urbains, nourri par un cocktail particulier : ferveur identitaire de quartier, frustration sociale, désœuvrement d'une jeunesse parfois sans horizon clair. Les ultras, au Maroc comme ailleurs, se sont structurés en véritables communautés, avec leurs codes, leurs chants dont certains sont devenus des hymnes générationnels et leurs lignes rouges.
Le traitement répressif domine la réponse publique. Caméras, fouilles renforcées, peines exemplaires, parfois interdictions de stade. Mais l'on peut s'interroger sur l'efficacité de cette seule grille. Les pays européens ayant traversé des crises similaires — Royaume-Uni des années 1980, Italie des années 2000 — ont fini par combiner sanctions et travail de fond avec les supporters, médiation, reconnaissance institutionnelle des associations de fans.
Au Maroc, ce dialogue reste embryonnaire. Les ultras sont souvent perçus comme un problème, rarement comme un interlocuteur. Pourtant, les chants politiques nés dans les stades — sur la corruption, l'éducation, le chômage — ont parfois précédé les revendications publiques de plusieurs années. Faut-il y voir un avertissement, ou une occasion manquée de comprendre ce qui se joue dans les gradins ?
À l'horizon du Mondial 2030, la sécurité des stades sera scrutée. La question, elle, dépasse de loin la seule grille pénale.
VSD
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