TV5Monde annonce un investissement d'un million d'euros dans l'animation au Maroc. Cette enveloppe a permis la production d'une dizaine de séries ludo-éducatives en langue française, dont huit doivent être diffusées sur les chaînes du groupe, sur TiVi5Monde et sur la plateforme TV5Monde+.
La nouvelle mérite attention, car l'animation marocaine reste encore trop souvent perçue comme un secteur marginal, alors qu'elle se situe au croisement de plusieurs économies d'avenir : audiovisuel, logiciels, jeux vidéo, formation, création graphique et exportation culturelle. Derrière une série jeunesse, il y a des scénaristes, des dessinateurs, des animateurs 3D, des compositeurs, des traducteurs et des techniciens.
Le soutien de TV5Monde donne une exposition internationale à des studios marocains. C'est précieux.
Mais le choix du français interroge également. Il offre une porte d'entrée vers l'espace francophone, tout en posant la question de la place de la darija et de l'arabe dans les contenus destinés aux enfants marocains.
L'ambition ne devrait pas être de choisir une langue contre une autre. Elle devrait être de créer des œuvres suffisamment solides pour circuler dans plusieurs langues, sans perdre leur ancrage local.
Les enfants marocains ont besoin de se reconnaître dans les récits qu'ils regardent, avec leurs villes, leurs expressions, leurs familles et leurs imaginaires.
Un million d'euros ne transformera pas seul toute une industrie. Mais il peut créer une dynamique, à condition que les financements soient suivis d'une politique culturelle cohérente, de formations spécialisées et d'un vrai marché local pour les contenus animés.
La nouvelle mérite attention, car l'animation marocaine reste encore trop souvent perçue comme un secteur marginal, alors qu'elle se situe au croisement de plusieurs économies d'avenir : audiovisuel, logiciels, jeux vidéo, formation, création graphique et exportation culturelle. Derrière une série jeunesse, il y a des scénaristes, des dessinateurs, des animateurs 3D, des compositeurs, des traducteurs et des techniciens.
Le soutien de TV5Monde donne une exposition internationale à des studios marocains. C'est précieux.
Mais le choix du français interroge également. Il offre une porte d'entrée vers l'espace francophone, tout en posant la question de la place de la darija et de l'arabe dans les contenus destinés aux enfants marocains.
L'ambition ne devrait pas être de choisir une langue contre une autre. Elle devrait être de créer des œuvres suffisamment solides pour circuler dans plusieurs langues, sans perdre leur ancrage local.
Les enfants marocains ont besoin de se reconnaître dans les récits qu'ils regardent, avec leurs villes, leurs expressions, leurs familles et leurs imaginaires.
Un million d'euros ne transformera pas seul toute une industrie. Mais il peut créer une dynamique, à condition que les financements soient suivis d'une politique culturelle cohérente, de formations spécialisées et d'un vrai marché local pour les contenus animés.












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