Menu

Tests PCR ou les orphelins de la Sécurité sociale




A lire ou à écouter en podcast :

Tests PCR ou les orphelins de la Sécurité sociale
tests_pcr_ou_les_orphelins_de_la_securite_sociale.mp3 Tests PCR ou les orphelins de la Sécurité sociale.mp3  (2.05 Mo)

Il y a quelques mois, nous avons tous cru aux promesses de ceux qui nous avaient dit que les tests PCR seront remboursés par la Sécurité sociale. Maintenant que le Covid-19 a muté en un nouveau variant qui risque de déclencher une troisième vague, le dépistage massif est loin de figurer sur la liste des priorités des autorités sanitaires qui, semble-t-il, parient davantage sur le couvre-feu salvateur dans un jeu de poker, oubliant la maxime qui a prévalu aux premiers jours de l’urgence sanitaire : « Tester, tracer, isoler ».

Une maxime qui peine à se faire respecter du moment que les gens n’ont plus envie de se faire dépister, vu les prix élevés que pratiquent toujours un grand nombre de laboratoires privés. La surenchère des prix est toujours d’actualité, à défaut du contrôle des autorités de régulation, qui n’ont toujours pas fait respecter la tarification de référence de 450 dirhams.

Bien que l’ANAM ait tenté de convaincre les labos de s’aligner sur un tarif commun des tests PCR dans le privé pour qu’ils soient pris en charge enfin par la CNSS et la CNOPS, il n’en est rien en réalité. Les labos biologistes auraient-ils refusé ? Préfèrent-ils la main invisible du marché ? Le ministère de la Santé a-t-il laissé tomber l’affaire ? Autant de questions qui se posent, mais restent sans réponses.

En tout cas, le secteur public a l’air, pour sa part, conscient de l’importance du dépistage. Plusieurs structures hospitalières s’enhardissent désormais à tester les gens à titre gracieux. Ceci est d’autant plus indispensable que les cas positifs quotidiens ne cessent d’augmenter à un rythme inquiétant.

Bref, il faut dépister à grande échelle. Parier seulement sur les restrictions de déplacement, malgré leur efficacité, ne saurait garantir une lutte efficace contre le nouveau variant. Encourager les gens par un remboursement des tests n’est pas sorcier. Il suffit qu’une initiative ferme et hardie  relance les négociations entre les parties concernées pour les rendre remboursables.

Anass MACHLOUKH





Rédigé par le Mercredi 21 Avril 2021

Dans la même rubrique :
< >

Samedi 8 Mai 2021 - 16:13 Le bonheur des autres

Samedi 8 Mai 2021 - 14:48 Sahara : Le variant Allemand



 L’ODJ dispose d’un service de streaming audio “Commentaire” pour renforcer la proximité et favoriser les interactions avec ses lecteurs.

Cher(e)s lecteurs et lectrices, vous pouvez réagir à cet article, sans avoir à écrire un commentaire,  via cette fonctionnalité en enregistrant simplement des messages d’une durée de 30 secondes.

Commencer par citer le titre de l'article et réagissez sur le contenu ou interpeller son auteur.

Envoyer votre message Audio , sous réserve de modération , il sera diffusé sur la Web radio Radio L'ODJ dans le programme dédié chaque jour à vos commentaires audios 




 

Le Bouquet L'ODJ : Web Radio    , Portail lodj.ma    , Application mobile    , Magazine Web connecté