Le débat revient avec une netteté inhabituelle. Le Conseil économique, social et environnemental recommande de faire passer de 15 à 16 ans révolus l’âge minimum légal d’admission à l’emploi au Maroc. Derrière cette modification, qui peut sembler technique, se joue une idée beaucoup plus large : empêcher que la sortie prématurée de l’école devienne la porte d’entrée vers la précarité.
Le CESE plaide pour une politique de « tolérance zéro » contre le travail des enfants de moins de 16 ans, mais refuse aussi une approche purement répressive. Son avis relie explicitement la protection de l’enfant à la scolarisation, au soutien des familles vulnérables et à des parcours sécurisés pour les adolescents de 16 à 18 ans.
L’enjeu est là : ne pas simplement retarder l’âge d’entrée dans le travail, mais éviter que les jeunes soient laissés seuls entre abandon scolaire, petits boulots informels et plateformes numériques mal régulées.
Le Conseil appelle également à revoir la liste des métiers interdits aux mineurs, en tenant compte des nouveaux risques : travail via les plateformes, exposition excessive aux écrans, formes plus diffuses d’exploitation économique. Une précision bienvenue, alors que le travail des enfants ne se limite plus aux ateliers, aux marchés ou aux activités agricoles visibles.
Reste la question décisive : comment faire appliquer cette ambition dans les territoires où chaque dirham compte au sein des foyers ? Sans soutien concret aux ménages et sans école capable de retenir les élèves, la loi seule risque de rester un principe juste, mais distant.
Le CESE plaide pour une politique de « tolérance zéro » contre le travail des enfants de moins de 16 ans, mais refuse aussi une approche purement répressive. Son avis relie explicitement la protection de l’enfant à la scolarisation, au soutien des familles vulnérables et à des parcours sécurisés pour les adolescents de 16 à 18 ans.
L’enjeu est là : ne pas simplement retarder l’âge d’entrée dans le travail, mais éviter que les jeunes soient laissés seuls entre abandon scolaire, petits boulots informels et plateformes numériques mal régulées.
Le Conseil appelle également à revoir la liste des métiers interdits aux mineurs, en tenant compte des nouveaux risques : travail via les plateformes, exposition excessive aux écrans, formes plus diffuses d’exploitation économique. Une précision bienvenue, alors que le travail des enfants ne se limite plus aux ateliers, aux marchés ou aux activités agricoles visibles.
Reste la question décisive : comment faire appliquer cette ambition dans les territoires où chaque dirham compte au sein des foyers ? Sans soutien concret aux ménages et sans école capable de retenir les élèves, la loi seule risque de rester un principe juste, mais distant.












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