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LGV Kénitra-Marrakech : l’ONCF avance, mais le rail doit convaincre au-delà du prestige 04/06/2026
L’ONCF poursuit l’accélération du chantier de la future LGV Kénitra-Marrakech avec un appel d’offres portant sur l’acquisition de rails neufs, pour un montant de plus de cent cinquante et un millions de dirhams. Cette commande s’inscrit dans un projet ferroviaire structurant, appelé à redessiner les mobilités entre plusieurs pôles majeurs du Royaume.
Le Maroc a déjà prouvé, avec Al Boraq, qu’il pouvait entrer dans le club restreint des pays africains capables de faire circuler un train à grande vitesse. Mais l’extension vers Marrakech change l’échelle politique et territoriale du dossier. Elle ne concerne plus seulement la performance technologique. Elle touche à l’aménagement du territoire, au tourisme, à la logistique, à la connexion des bassins d’emploi et à la préparation des grandes échéances internationales, notamment autour de deux mille trente.
L’enthousiasme est compréhensible. Il ne doit pas empêcher les bonnes questions. Quel coût global ? Quelle articulation avec les trains du quotidien ? Quelle place pour les villes intermédiaires ? Quel équilibre entre prestige national et service public ferroviaire accessible ?
La grande vitesse peut être un formidable levier. Mais elle ne doit pas devenir un symbole qui roule plus vite que le débat public. Le rail marocain gagne en ambition. Il doit maintenant gagner en lisibilité.
Le Maroc a déjà prouvé, avec Al Boraq, qu’il pouvait entrer dans le club restreint des pays africains capables de faire circuler un train à grande vitesse. Mais l’extension vers Marrakech change l’échelle politique et territoriale du dossier. Elle ne concerne plus seulement la performance technologique. Elle touche à l’aménagement du territoire, au tourisme, à la logistique, à la connexion des bassins d’emploi et à la préparation des grandes échéances internationales, notamment autour de deux mille trente.
L’enthousiasme est compréhensible. Il ne doit pas empêcher les bonnes questions. Quel coût global ? Quelle articulation avec les trains du quotidien ? Quelle place pour les villes intermédiaires ? Quel équilibre entre prestige national et service public ferroviaire accessible ?
La grande vitesse peut être un formidable levier. Mais elle ne doit pas devenir un symbole qui roule plus vite que le débat public. Le rail marocain gagne en ambition. Il doit maintenant gagner en lisibilité.
La rédaction
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