Pendant longtemps, la classe moyenne marocaine a servi de formule rassurante. On l’évoquait comme on cite un acquis presque naturel: un socle social, un amortisseur économique, une force de stabilité, un horizon d’ascension.
Mais en 2025, puis en 2026, cette image ne suffit plus. La classe moyenne est toujours là, oui. Numériquement, socialement, symboliquement. Pourtant, elle ne se vit plus tout à fait comme avant. Elle se regarde avec plus d’inquiétude, plus de prudence, parfois même avec un doute discret: suis-je encore vraiment dans la classe moyenne, ou seulement à côté de la chute?
C’est toute la difficulté marocaine du moment. La classe moyenne n’a pas disparu. Elle s’est compliquée. Elle s’est fragmentée. Elle s’est chargée d’angoisses nouvelles. Et c’est précisément ce qui la rend difficile à saisir, à mesurer, à raconter honnêtement.
Les dernières données solides du Haut-Commissariat au Plan ont au moins le mérite de poser un cadre sérieux. L’enquête nationale sur le niveau de vie des ménages 2022-2023, publiée en 2025, montre une progression du niveau de vie sur longue période, mais aussi un net essoufflement depuis 2019, une remontée des inégalités et un retour de la vulnérabilité. Le taux de vulnérabilité monétaire est remonté à 12,9% en 2022 contre 7,3% en 2019, tandis que l’indice de Gini a atteint 40,5%. Ces chiffres disent une chose simple: le Maroc n’est pas dans l’effondrement social généralisé, mais il n’est pas non plus dans une consolidation paisible de son centre social.
Autrement dit, le vrai problème n’est pas seulement la pauvreté. C’est la fragilisation du milieu. Ce milieu qui, dans tous les pays, joue un rôle décisif: il consomme, il investit dans l’éducation, il aspire à mieux, il stabilise les comportements, il nourrit l’imaginaire du progrès. Quand ce milieu se sent protégé, la société respire. Quand il se sent menacé, elle devient nerveuse.
Au Maroc, cette nervosité est palpable. Elle ne se lit pas toujours dans les grands indicateurs macroéconomiques, mais elle se voit dans les arbitrages quotidiens. On renonce à certaines dépenses. On reporte un achat. On évite un médecin. On surveille les frais de scolarité. On garde une voiture plus longtemps. On sort moins. On épargne moins. On vit moins mal qu’un ménage pauvre, bien sûr, mais on vit moins sereinement qu’une vraie classe moyenne consolidée.
C’est pourquoi il faut sortir d’une illusion statistique: la classe moyenne marocaine n’est pas un bloc. C’est un ensemble composite. Il y a un noyau encore stable, probablement fait de ménages à revenus réguliers, de professions intermédiaires, de fonctionnaires relativement protégés, de petits entrepreneurs structurés, de retraités avec un certain amorti. Mais autour, il existe une vaste couronne de ménages qui se pensent “moyens” sans disposer des sécurités qu’on associe normalement à cette position.
En extrapolant à partir des données disponibles, on peut avancer, avec prudence, qu’entre 50% et 58% des ménages marocains appartiennent encore à un espace que l’on peut appeler “classe moyenne” au sens large.
Mais dans cet ensemble, la part réellement consolidée paraît bien plus étroite.
Une estimation raisonnable conduit à penser qu’en 2025-2026, à peine 22% à 28% des ménages relèvent d’une classe moyenne stable, capable d’absorber un choc sans basculer.
À l’inverse, près de 30% à 35% seraient dans une zone intermédiaire fragile: ni pauvres, ni tranquilles.
Ces chiffres ne sont pas des données officielles. Ce sont des estimations cohérentes avec la remontée de la vulnérabilité, la pression sur l’emploi et le poids des dépenses contraintes.
Ce qui trouble, c’est que cette fragilité persiste alors même que l’inflation s’est apaisée. En 2025, l’indice des prix à la consommation n’a progressé en moyenne que de 0,8%, et début 2026, le HCP faisait même état d’un recul annuel de 0,8% de l’IPC sur janvier, tiré par les prix alimentaires, pendant que les produits non alimentaires restaient légèrement haussiers. De son côté, Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25%, dans un contexte de maîtrise relative des tensions inflationnistes.
Cela devrait théoriquement détendre le climat social. Et, d’une certaine manière, cela le fait. On peut estimer que le sentiment d’asphyxie lié à la flambée des prix a reculé de 10% à 15% par rapport au pic de 2022-2023. Mais voilà: une inflation calme ne recrée pas automatiquement une aisance. Parce que le problème de la classe moyenne marocaine n’est plus seulement l’inflation générale. C’est la structure même du budget.
Dans les grandes villes surtout, les dépenses contraintes continuent d’absorber une part énorme des revenus. Le logement, le transport, l’école, la santé, la connectivité, l’alimentation de qualité, les aides à la famille élargie parfois: tout cela compose un paysage budgétaire dur. Pour un ménage urbain intermédiaire, il est crédible d’estimer que 55% à 70% du revenu mensuel part dans ces postes incompressibles. Dès lors, même avec une inflation modérée, la marge de respiration reste faible. Ce n’est pas la catastrophe. C’est l’érosion. Et l’érosion use parfois plus silencieusement que la crise ouverte.
À cela s’ajoute le facteur le plus sensible: l’emploi. Le FMI a estimé que la croissance marocaine pouvait atteindre 3,9% en 2025, avant que d’autres projections de fin d’année évoquent un rythme proche de 5%, puis 4,5% ensuite. C’est honorable. C’est même encourageant à l’échelle régionale. Mais la croissance ne guérit pas mécaniquement le malaise de la classe moyenne si elle ne produit pas assez d’emplois stables, qualifiés et correctement rémunérés. Or le chômage reste élevé: 13,3% début 2025 selon le FMI, puis 13,1% en septembre 2025 selon les données relayées par Reuters, avec des niveaux particulièrement lourds chez les jeunes, les femmes et les diplômés.
C’est ici que la question devient presque générationnelle. Une classe moyenne tient aussi par la promesse qu’elle transmet à ses enfants. Or cette promesse se brouille. Des familles qui ont fait l’effort de l’école, du diplôme, du logement, de la respectabilité sociale, voient parfois leurs enfants entrer sur un marché du travail plus sec, plus compétitif, plus incertain. Cela modifie en profondeur le ressenti collectif. On n’est plus seulement inquiet pour le mois. On l’est pour la trajectoire.
On peut ainsi estimer qu’en 2025-2026, près de 40% des ménages se percevant comme “classe moyenne” ont au moins un actif exposé à une forme de précarité professionnelle: chômage prolongé, emploi peu protégé, revenu irrégulier, auto-emploi fragile, activité saisonnière ou sous-emploi déguisé. Là encore, il s’agit d’une projection, pas d’un chiffre administratif. Mais elle correspond à ce que racontent les données et, surtout, à ce que ressent le terrain.
Il faut enfin souligner un déplacement important: la fragilité n’est plus seulement rurale. Elle est de plus en plus urbaine. La classe moyenne citadine paie aujourd’hui le plus cher son désir de normalité. Elle veut simplement habiter correctement, déplacer ses enfants, les instruire, rester connectée, manger à peu près bien, garder une apparence de stabilité. Rien d’extravagant. Et pourtant, cette normalité coûte de plus en plus cher en énergie économique et mentale.
La classe moyenne marocaine est donc devenue un paradoxe vivant. Elle est encore majoritaire dans le récit, mais minoritaire dans le confort réel. Elle demeure centrale politiquement, mais elle doute de sa place dans le partage effectif des gains. Elle tient encore, mais elle tient plus serré. Elle ne s’effondre pas; elle se raidit.
Au fond, le grand sujet marocain n’est peut-être pas la disparition de la classe moyenne. C’est sa fissuration intérieure. Entre un noyau encore solide et une périphérie de plus en plus vulnérable, le milieu social se désunit. Et quand le milieu se désunit, la société entière devient plus difficile à gouverner, plus sensible aux discours de colère, plus perméable aux frustrations diffuses.
La vraie question politique pour 2026 est donc simple, presque brutale: le Maroc veut-il seulement protéger les plus fragiles, ou veut-il aussi reconstruire un centre social suffisamment robuste pour redonner confiance? Parce qu’un pays peut vivre avec des écarts. Il vit beaucoup plus mal avec un milieu qui continue de travailler, de payer, d’espérer, mais qui commence à croire que l’ascenseur ne monte plus vraiment.
C’est là que se jouera la suite. Pas seulement dans les chiffres de croissance. Pas seulement dans la maîtrise des prix. Mais dans la capacité à redonner à la classe moyenne autre chose qu’un statut statistique: une perspective. Sans cela, elle restera ce qu’elle devient dangereusement au Maroc: non plus un socle sûr, mais une zone de fatigue.
C’est toute la difficulté marocaine du moment. La classe moyenne n’a pas disparu. Elle s’est compliquée. Elle s’est fragmentée. Elle s’est chargée d’angoisses nouvelles. Et c’est précisément ce qui la rend difficile à saisir, à mesurer, à raconter honnêtement.
Les dernières données solides du Haut-Commissariat au Plan ont au moins le mérite de poser un cadre sérieux. L’enquête nationale sur le niveau de vie des ménages 2022-2023, publiée en 2025, montre une progression du niveau de vie sur longue période, mais aussi un net essoufflement depuis 2019, une remontée des inégalités et un retour de la vulnérabilité. Le taux de vulnérabilité monétaire est remonté à 12,9% en 2022 contre 7,3% en 2019, tandis que l’indice de Gini a atteint 40,5%. Ces chiffres disent une chose simple: le Maroc n’est pas dans l’effondrement social généralisé, mais il n’est pas non plus dans une consolidation paisible de son centre social.
Autrement dit, le vrai problème n’est pas seulement la pauvreté. C’est la fragilisation du milieu. Ce milieu qui, dans tous les pays, joue un rôle décisif: il consomme, il investit dans l’éducation, il aspire à mieux, il stabilise les comportements, il nourrit l’imaginaire du progrès. Quand ce milieu se sent protégé, la société respire. Quand il se sent menacé, elle devient nerveuse.
Au Maroc, cette nervosité est palpable. Elle ne se lit pas toujours dans les grands indicateurs macroéconomiques, mais elle se voit dans les arbitrages quotidiens. On renonce à certaines dépenses. On reporte un achat. On évite un médecin. On surveille les frais de scolarité. On garde une voiture plus longtemps. On sort moins. On épargne moins. On vit moins mal qu’un ménage pauvre, bien sûr, mais on vit moins sereinement qu’une vraie classe moyenne consolidée.
C’est pourquoi il faut sortir d’une illusion statistique: la classe moyenne marocaine n’est pas un bloc. C’est un ensemble composite. Il y a un noyau encore stable, probablement fait de ménages à revenus réguliers, de professions intermédiaires, de fonctionnaires relativement protégés, de petits entrepreneurs structurés, de retraités avec un certain amorti. Mais autour, il existe une vaste couronne de ménages qui se pensent “moyens” sans disposer des sécurités qu’on associe normalement à cette position.
En extrapolant à partir des données disponibles, on peut avancer, avec prudence, qu’entre 50% et 58% des ménages marocains appartiennent encore à un espace que l’on peut appeler “classe moyenne” au sens large.
Mais dans cet ensemble, la part réellement consolidée paraît bien plus étroite.
Une estimation raisonnable conduit à penser qu’en 2025-2026, à peine 22% à 28% des ménages relèvent d’une classe moyenne stable, capable d’absorber un choc sans basculer.
À l’inverse, près de 30% à 35% seraient dans une zone intermédiaire fragile: ni pauvres, ni tranquilles.
Sous 3 750 DH : on est plutôt hors classe moyenne (35% à 40%)
Entre 3 750 et 12 500 DH : on est dans la classe moyenne au sens large (30% à 35%)
Entre 6 000 et 9 000 DH : on est dans le cœur plausible de la classe moyenne urbaine (7% à 10%)
Au-dessus de 12 500 DH : on bascule plutôt vers les ménages aisés (10 à 15%)
Ces chiffres ne sont pas des données officielles. Ce sont des estimations cohérentes avec la remontée de la vulnérabilité, la pression sur l’emploi et le poids des dépenses contraintes.
Ce qui trouble, c’est que cette fragilité persiste alors même que l’inflation s’est apaisée. En 2025, l’indice des prix à la consommation n’a progressé en moyenne que de 0,8%, et début 2026, le HCP faisait même état d’un recul annuel de 0,8% de l’IPC sur janvier, tiré par les prix alimentaires, pendant que les produits non alimentaires restaient légèrement haussiers. De son côté, Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25%, dans un contexte de maîtrise relative des tensions inflationnistes.
Cela devrait théoriquement détendre le climat social. Et, d’une certaine manière, cela le fait. On peut estimer que le sentiment d’asphyxie lié à la flambée des prix a reculé de 10% à 15% par rapport au pic de 2022-2023. Mais voilà: une inflation calme ne recrée pas automatiquement une aisance. Parce que le problème de la classe moyenne marocaine n’est plus seulement l’inflation générale. C’est la structure même du budget.
Dans les grandes villes surtout, les dépenses contraintes continuent d’absorber une part énorme des revenus. Le logement, le transport, l’école, la santé, la connectivité, l’alimentation de qualité, les aides à la famille élargie parfois: tout cela compose un paysage budgétaire dur. Pour un ménage urbain intermédiaire, il est crédible d’estimer que 55% à 70% du revenu mensuel part dans ces postes incompressibles. Dès lors, même avec une inflation modérée, la marge de respiration reste faible. Ce n’est pas la catastrophe. C’est l’érosion. Et l’érosion use parfois plus silencieusement que la crise ouverte.
À cela s’ajoute le facteur le plus sensible: l’emploi. Le FMI a estimé que la croissance marocaine pouvait atteindre 3,9% en 2025, avant que d’autres projections de fin d’année évoquent un rythme proche de 5%, puis 4,5% ensuite. C’est honorable. C’est même encourageant à l’échelle régionale. Mais la croissance ne guérit pas mécaniquement le malaise de la classe moyenne si elle ne produit pas assez d’emplois stables, qualifiés et correctement rémunérés. Or le chômage reste élevé: 13,3% début 2025 selon le FMI, puis 13,1% en septembre 2025 selon les données relayées par Reuters, avec des niveaux particulièrement lourds chez les jeunes, les femmes et les diplômés.
C’est ici que la question devient presque générationnelle. Une classe moyenne tient aussi par la promesse qu’elle transmet à ses enfants. Or cette promesse se brouille. Des familles qui ont fait l’effort de l’école, du diplôme, du logement, de la respectabilité sociale, voient parfois leurs enfants entrer sur un marché du travail plus sec, plus compétitif, plus incertain. Cela modifie en profondeur le ressenti collectif. On n’est plus seulement inquiet pour le mois. On l’est pour la trajectoire.
On peut ainsi estimer qu’en 2025-2026, près de 40% des ménages se percevant comme “classe moyenne” ont au moins un actif exposé à une forme de précarité professionnelle: chômage prolongé, emploi peu protégé, revenu irrégulier, auto-emploi fragile, activité saisonnière ou sous-emploi déguisé. Là encore, il s’agit d’une projection, pas d’un chiffre administratif. Mais elle correspond à ce que racontent les données et, surtout, à ce que ressent le terrain.
Il faut enfin souligner un déplacement important: la fragilité n’est plus seulement rurale. Elle est de plus en plus urbaine. La classe moyenne citadine paie aujourd’hui le plus cher son désir de normalité. Elle veut simplement habiter correctement, déplacer ses enfants, les instruire, rester connectée, manger à peu près bien, garder une apparence de stabilité. Rien d’extravagant. Et pourtant, cette normalité coûte de plus en plus cher en énergie économique et mentale.
La classe moyenne marocaine est donc devenue un paradoxe vivant. Elle est encore majoritaire dans le récit, mais minoritaire dans le confort réel. Elle demeure centrale politiquement, mais elle doute de sa place dans le partage effectif des gains. Elle tient encore, mais elle tient plus serré. Elle ne s’effondre pas; elle se raidit.
Au fond, le grand sujet marocain n’est peut-être pas la disparition de la classe moyenne. C’est sa fissuration intérieure. Entre un noyau encore solide et une périphérie de plus en plus vulnérable, le milieu social se désunit. Et quand le milieu se désunit, la société entière devient plus difficile à gouverner, plus sensible aux discours de colère, plus perméable aux frustrations diffuses.
La vraie question politique pour 2026 est donc simple, presque brutale: le Maroc veut-il seulement protéger les plus fragiles, ou veut-il aussi reconstruire un centre social suffisamment robuste pour redonner confiance? Parce qu’un pays peut vivre avec des écarts. Il vit beaucoup plus mal avec un milieu qui continue de travailler, de payer, d’espérer, mais qui commence à croire que l’ascenseur ne monte plus vraiment.
C’est là que se jouera la suite. Pas seulement dans les chiffres de croissance. Pas seulement dans la maîtrise des prix. Mais dans la capacité à redonner à la classe moyenne autre chose qu’un statut statistique: une perspective. Sans cela, elle restera ce qu’elle devient dangereusement au Maroc: non plus un socle sûr, mais une zone de fatigue.
Voici un tableau de synthèse simple avec deux niveaux de lecture: la définition statistique HCP et une lecture analytique 2025-2026 en dirhams par ménage, à manier comme un ordre de grandeur et non comme une nomenclature officielle.
Le HCP retient classiquement une classe moyenne située entre 0,75 fois et 2,5 fois la médiane du revenu ou de la dépense.
Base du calcul indicatif (Classe moyenne marocaine en chiffres estimés, actualisés et recalculer par la rédaction de l'ODJ Média (non officiel)
Si l’on prend comme repère un revenu mensuel médian par ménage autour de 5 000 DH, alors la borne basse HCP devient environ 3 750 DH et la borne haute environ 12 500 DH par mois et par ménage.
Si l’on prend comme repère un revenu mensuel médian par ménage autour de 5 000 DH, alors la borne basse HCP devient environ 3 750 DH et la borne haute environ 12 500 DH par mois et par ménage.
Cette grille est indicative pour 2025-2026. Le HCP publie bien les moyennes récentes de revenu et de dépense — par exemple 89 170 DH de revenu annuel moyen par ménage et 83 713 DH de dépense annuelle moyenne par ménage en 2022-2023 — mais la moyenne ne remplace pas la médiane pour fixer strictement les bornes de classe moyenne.
En version ultra simple, vous pouvez retenir ceci :
Sous 3 750 DH : on est plutôt hors classe moyenne (35% à 40%)
Entre 3 750 et 12 500 DH : on est dans la classe moyenne au sens large (30% à 35%)
Entre 6 000 et 9 000 DH : on est dans le cœur plausible de la classe moyenne urbaine (7% à 10%)
Au-dessus de 12 500 DH : on bascule plutôt vers les ménages aisés (10 à 15%)
Entre 3 750 et 12 500 DH : on est dans la classe moyenne au sens large (30% à 35%)
Entre 6 000 et 9 000 DH : on est dans le cœur plausible de la classe moyenne urbaine (7% à 10%)
Au-dessus de 12 500 DH : on bascule plutôt vers les ménages aisés (10 à 15%)












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