Depuis le 1er janvier 2026, les prix des cigarettes ont de nouveau augmenté au Maroc. Cette revalorisation s’inscrit dans la continuité d’une politique publique assumée de lutte contre le tabagisme, combinant fiscalité dissuasive et objectifs de santé publique, non sans susciter débats et interrogations.
La hausse est entrée en vigueur avec le début de la nouvelle année, touchant l’ensemble des principales marques commercialisées sur le marché national. Si l’augmentation varie selon les gammes, le mouvement est général et perceptible pour les consommateurs réguliers. Comme lors des précédents ajustements, cette mesure résulte d’un relèvement de la fiscalité appliquée aux produits du tabac, levier privilégié par les pouvoirs publics pour infléchir les comportements de consommation.
Au Maroc, le tabagisme demeure un enjeu majeur de santé publique. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement les conséquences du tabac sur la morbidité et la mortalité, notamment en lien avec les maladies cardiovasculaires, respiratoires et certains cancers. Dans ce contexte, l’augmentation des prix est présentée comme un outil efficace pour réduire l’accessibilité du tabac, en particulier chez les jeunes et les populations les plus sensibles au facteur prix.
Sur le plan économique, cette hausse comporte plusieurs dimensions. D’un côté, elle permet de renforcer les recettes fiscales de l’État, susceptibles d’être réaffectées, au moins en partie, au financement du système de santé et des politiques de prévention. De l’autre, elle pèse directement sur le budget des fumeurs, en particulier ceux issus des catégories modestes, pour lesquels la cigarette représente déjà une dépense contrainte. Cette réalité alimente un débat récurrent sur l’équilibre entre impératif sanitaire et justice sociale.
Les professionnels du secteur, quant à eux, alertent régulièrement sur les effets indirects de ces augmentations successives. Certains redoutent une progression du marché parallèle et de la contrebande, notamment dans les zones frontalières, phénomène susceptible de fragiliser les circuits légaux de distribution et de priver l’État d’une partie des recettes attendues. Les autorités assurent toutefois renforcer les mécanismes de contrôle et de traçabilité afin de limiter ces dérives.
Sur le terrain social, la hausse des prix agit comme un signal fort, mais pas toujours suffisant. Les spécialistes de la prévention soulignent que la fiscalité doit s’accompagner de politiques complémentaires : campagnes de sensibilisation ciblées, accès facilité aux dispositifs de sevrage, et intégration plus systématique de la lutte antitabac dans les parcours de soins. Sans cet accompagnement, le risque est de voir la mesure se transformer en simple contrainte financière, sans réel impact durable sur les comportements.
À plus long terme, cette nouvelle augmentation s’inscrit dans une trajectoire claire : celle d’un durcissement progressif de la politique antitabac. Elle traduit une volonté de convergence avec les standards internationaux en matière de santé publique, tout en tenant compte des spécificités nationales. Reste à savoir si cette stratégie parviendra à réduire significativement le nombre de fumeurs ou si elle devra être repensée pour mieux intégrer les dimensions sociales et éducatives.
En ce début d’année 2026, la hausse du prix des cigarettes agit ainsi comme un révélateur : celui d’un choix politique assumé, mais encore en quête d’un équilibre durable entre prévention, équité et efficacité réelle.
La hausse est entrée en vigueur avec le début de la nouvelle année, touchant l’ensemble des principales marques commercialisées sur le marché national. Si l’augmentation varie selon les gammes, le mouvement est général et perceptible pour les consommateurs réguliers. Comme lors des précédents ajustements, cette mesure résulte d’un relèvement de la fiscalité appliquée aux produits du tabac, levier privilégié par les pouvoirs publics pour infléchir les comportements de consommation.
Au Maroc, le tabagisme demeure un enjeu majeur de santé publique. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement les conséquences du tabac sur la morbidité et la mortalité, notamment en lien avec les maladies cardiovasculaires, respiratoires et certains cancers. Dans ce contexte, l’augmentation des prix est présentée comme un outil efficace pour réduire l’accessibilité du tabac, en particulier chez les jeunes et les populations les plus sensibles au facteur prix.
Sur le plan économique, cette hausse comporte plusieurs dimensions. D’un côté, elle permet de renforcer les recettes fiscales de l’État, susceptibles d’être réaffectées, au moins en partie, au financement du système de santé et des politiques de prévention. De l’autre, elle pèse directement sur le budget des fumeurs, en particulier ceux issus des catégories modestes, pour lesquels la cigarette représente déjà une dépense contrainte. Cette réalité alimente un débat récurrent sur l’équilibre entre impératif sanitaire et justice sociale.
Les professionnels du secteur, quant à eux, alertent régulièrement sur les effets indirects de ces augmentations successives. Certains redoutent une progression du marché parallèle et de la contrebande, notamment dans les zones frontalières, phénomène susceptible de fragiliser les circuits légaux de distribution et de priver l’État d’une partie des recettes attendues. Les autorités assurent toutefois renforcer les mécanismes de contrôle et de traçabilité afin de limiter ces dérives.
Sur le terrain social, la hausse des prix agit comme un signal fort, mais pas toujours suffisant. Les spécialistes de la prévention soulignent que la fiscalité doit s’accompagner de politiques complémentaires : campagnes de sensibilisation ciblées, accès facilité aux dispositifs de sevrage, et intégration plus systématique de la lutte antitabac dans les parcours de soins. Sans cet accompagnement, le risque est de voir la mesure se transformer en simple contrainte financière, sans réel impact durable sur les comportements.
À plus long terme, cette nouvelle augmentation s’inscrit dans une trajectoire claire : celle d’un durcissement progressif de la politique antitabac. Elle traduit une volonté de convergence avec les standards internationaux en matière de santé publique, tout en tenant compte des spécificités nationales. Reste à savoir si cette stratégie parviendra à réduire significativement le nombre de fumeurs ou si elle devra être repensée pour mieux intégrer les dimensions sociales et éducatives.
En ce début d’année 2026, la hausse du prix des cigarettes agit ainsi comme un révélateur : celui d’un choix politique assumé, mais encore en quête d’un équilibre durable entre prévention, équité et efficacité réelle.












L'accueil
















