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15,5% est le taux de prévalence de la violence électronique envers les femmes


Enquête nationale sur la violence à l’encontre des Femmes du HCP

Violence électronique, numérique ou encore appelée cyber-intimidation n’est autre que la violence et le harcèlement à travers des courriels, SMS, appels téléphoniques, réseaux sociaux…



A lire ou à écouter en podcast :

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L’enquête nationale sur la violence à l’encontre des femmes et des hommes, du Haut Commissariat au Plan, sur les violences faites aux femmes et aux filles de 2019 a relevé, entre autres formes de violences, celles ayant trait au numérique. Un mode de vie devenu prépondérant, à travers les nouvelles technologiques et qui a parfois des conséquences fâcheuses. Maintes personnes ont eu des problématiques conséquentes à travers les réseaux sociaux qui les ont poussées à des délits tels que vols, dérives, suicides, dépressions...

Les résultats de  l’enquête du HCP

Le taux de prévalence de la violence électronique envers des femmes de 15 à 74 ans, au cours des 12 mois précédant l’enquête, est de 15,5% en milieu urbain et 9,4% en milieu rural.  

Selon les caractéristiques démographiques et socioéconomiques des victimes, l’incidence enregistrée au niveau de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima est de 17,5%, suivie de l’Oriental : 11,1%, Fès-Meknès : 9,8%, Rabat-Salé-Kenitra : 9,5%, Béni Mellal-Khénifra : 13,9, Casablanca-Settat : 19,4%, Marrakech-Safi : 12,7%, Draa-Tafilalt : 11,1%, Souss-Massa : 16,1%, Guelmim-Oued Noun : 14,1% , Laayoun-Sakia Al Hamra : 11,9%  et Ed Dakhla-Oued Ed Dahab : 5,7% .

Il est à noter que cette violence ne ménage ni femmes mariées (9,4%) ni autre statut matrimonial : 30,1% de célibataires, 20,2% de divorcées et 6,2% de veuves.


Plus le niveau d’instruction est haut et plus la représentativité des victimes est grande

Pour ce qui est du niveau d’instruction, les plus « éclairées » sont celles qui tombent le plus dans ces « traquenards »  technologiques, avec 25,4% pour celles qui ont franchi le baccalauréat et passées au niveau du supérieur.  

Plus la formation académique est élevée, plus la représentativité de cette violence électronique augmente. Le taux des analphabètes est à 6,2%, le primaire : 12,1%, le secondaire collégial : 17,1 et le secondaire qualifiant : 20,5%.  

Cette petite analyse est confirmée par le type d’activité. En effet, les élèves et étudiantes représentent 35,7%. Pour les autres types d’activités, 26,9% sont chômeurs, 18,2%  sont actives et occupées, 12,1% sont inactives et 9,7%  ont femmes au foyer.

Catégories professionnelles 

Ce qui est un peu étonnant, c’est que des directeurs et cadres de Direction subissent aussi la violence électronique, avec un taux de 19,1%.

Le fléau ne préserve aucune catégorie professionnelle. Les cadres moyens et les employés de bureau : 23,7%, les artisans et les ouvriers qualifiés : 26,8%, les manœuvres non agricoles, manutentionnaires et travailleurs des petits métiers : 17,4%.

Il est à noter aussi qu’une autre enquête sur la violence numérique, fondée sur le genre, a été élaborée par  l’association Attahaddi  pour l’Egalité et la Citoyenneté.  
Dans son rapport 2020, elle estime que  43% des victimes l’ont été à travers Whats App et 22% sur Facebook.

Bouteina BENNANI






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