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A la mémoire de Lahbiba Dinia, membre fondateur de l’association Al Mouassat


L’association Ribat Al Fath a choisi, pour l’ouverture de sa saison culturelle cette année, de rendre hommage à une militante associative de Rabat qui a beaucoup donné à la cause sociale, à sa ville et à son pays. Elle est à l’image des femmes qui se sont démarquées sur la scène politique et associative, dont les actions sur le terrain ont été conséquentes et louables mais qui sont restées dans l’ombre.
A la mémoire de Lahbiba Dinia et pour que la jeunesse Rbatie se souvienne de l’une des premières militantes associatives, à l’origine de la création de la première association de Rabat, Al Mouassat, qui existe toujours à la Médina de Rabat (Joutia). Son engagement était dans les causes caritatives, au profit des familles pauvres, militant pour l’éducation, la lutte contre l’analphabétisme…



Comme spécifié par M. Abdelkrim Bennani, Président de Ribat Al Fath, l’association a choisi de rendre hommage à l’une des personnalités de Rabat, qui s’est démarquée dans le champ national, culturel et social et qui a beaucoup fait au niveau de sa ville. Heureusement que des personnes ayant côtoyé la défunte, dans les années 40, à l’Istiqlal, sont encore en vie pour montrer que le  champ national, et en particulier le champ politique, n’était pas réservé aux hommes.

En effet, la femme marocaine était présente à tous les fronts, chose parfois méconnue des jeunes de nos jours. Tout le monde parle de la libération de la femme, de son indépendance, de ses droits mais nul ne parle de sa  forte présence  dans le champ national, social, culturel et caritatif. Si la société marocaine a réussi à développer ses structures et pu changer son mode de vie, c’est à travers aussi ses femmes. Il est de notre devoir de montrer le travail de la femme marocaine, sur le long terme, depuis 1920 jusqu’à nos jours.

La femme marocaine commémorée, Lahbiba Dinia, était l’épouse de Feu Mostapha Al Gharbi. Elle était sur le front nationaliste quand a commencé le processus de libération du pays du colonialisme, dans les années 30. Elle a choisi comme créneaux de combat : la sensibilisation, l’éducation, l’encadrement de la femme marocaine et sa « préparation » à confronter le colonialisme français.

Ces femmes ne devraient pas tomber pas dans l’oubli, sachant, tout autant, qu’en cette période, ce genre d’actions se faisait par patriotisme et non pour autre chose. Le nationalisme avait une toute autre signification.

La femme a certes bien évolué à tous les niveaux, mais il faut faire attention à ne pas tomber dans des causes qui ne sont pas purement nationales, sous la pression d’associations étrangères. On a nos fondements civiques, un fort socle social et sociétal, des valeurs importantes dans lesquelles nous avons baigné, pendant des décennies, aussi bien que nos aïeuls. C’est ce qui a protégé notre pays.
 

Un document de recherche

M. Abdelkamel Dinia, Président de la commission culturelle de l’association, a parlé de l’objectif de cet "exposé" pour les chercheurs. C’est le fruit d’une recherche de terrain qui a duré 6 mois, s’aidant de la précieuse aide de Hajja Fattouma Bouhlal, épouse de Feu Mohammed Ben Radi (auteur de la chanson « ya sahiba sawlati wa sawlajane »), l’amie de Feue Habiba Bouhlal et qui l’accompagnée dans ses « périples » associatifs, caritatifs et patriotiques.

Outre son travail social, au sein de l’association Al Mouassat, la défunte a milité et loué ses services à plusieurs autres associations de Rabat. C’était une grande dame dont la maison était ouverte à toute personne dans le besoin.  





Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 21 Octobre 2021