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Assassinat du spécialiste du nucléaire Iranien


L'expert atomique iranien , Mohsen Fakhrizadeh a été assassiné vendredi 28 Novembre près de Téhéran. L'ayatollah Khamenei l'a qualifié de martyr et lui a réservé un service religieux très spécial lui rendant hommage dans un sanctuaire Chiite de première importance .



Assassinat du spécialiste du nucléaire Iranien
 
Les services secrets Israéliens en ligne de mire
 Avant son enterrement prévu ce lundi , l'Iran a ouvertement accusé Israël et promis des représailles . Pendant ce temps, le Hezbollah déclarait qu'il avait fait avorter une tentative d'attentat contre son guide Hassan Nasrallah.
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Va-t-on assister à une escalade dans la région et la fin de règne de Trump sera-t-elle belliqueuse ?
Mohsen Fakhrizadeh, 59 ans, avait été tué dans une attaque au véhicule piégé suivie d'une fusillade contre sa voiture, avait annoncé vendredi le ministère de la Défense iranien, précisant que la victime était le chef de son département recherche et innovation, chargé notamment de la "défense anti-atomique".
Le corps est arrivé dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran) dans la nuit de samedi à dimanche où il a été conduit au mausolée de l'Imam-Réza, selon des images de la télévision d'État.
Une prière a été dite et le corps du scientifique a été porté en procession autour de la tombe de cette figure sainte du chiisme, hommage que la République islamique réserve à certains de ses plus éminents "martyrs".
Faut-il craindre le pire ?
Dès vendredi , la République islamique avait pointé du doigt Israël l'accusant d'être l'instigateur de cet assassinat.
Le président Rohani , pour sa part , a déclaré que l'entité sioniste voulait semer le chaos dans la région et a promis que la mort de son scientifique serait vengée en temps et en heure voulus. Mais , il a aussi prévenu que l’Iran ne tomberait pas dans le « piège » tendu selon lui par Israël.

Homme de l'ombre, Moshen Fakhrizadeh avait été accusé en avril 2018 par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d'être le chef d'un programme nucléaire iranien à visée militaire dont l'Iran a toujours nié l'existence.
Benjamin Natanyahu avait rendu il y a dix jours une visite gardée secrète à Ryadh , mais de bonnes sources indiquent que le Prince Ben Salmane aurait catégoriquement refusé d'impliquer l'armée saoudienne dans un conflit armé ouvert avec la République islamique malgré les grandes tensions et divergences entre les deux pays.
Après l'assassinat à Baghdad du général Suleiman Kassemi, chef des forces spéciales Alqods en janvier dernier, l'Iran avait répliqué en bombardant des bases américaines en Irak , mais sans faire de dégâts, les soldats américains ayant fui leurs bases.
L' assassinat de Moshen Fakhrizadeh a eu lieu moins de deux mois avant l' investiture de Joe Biden à la Maison Blanche . Le président élu dit vouloir en finir avec l'unilatéralisme du président sortant Donald Trump et réintégrer les États-Unis au sein de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015.
Donald Trump avait sorti unilatéralement son pays de ce pacte en 2018 au nom d'une politique de "pression maximale" contre Téhéran, à coup de sanctions ayant plongé l'économie iranienne dans une violente récession et poussé l'Iran à cesser d'appliquer la plupart des engagements clef pris à Vienne pour garantir que son programme nucléaire controversé n'a aucune visée militaire.
 

L'Iran prépare sa riposte et promet de venger son martyr !
L'Iran serait en train de réfléchir à une riposte car le pouvoir ne peut perdre la face devant des Iraniens trés sensibles à la rhétorique anti-Israel qu' utilise par ailleurs réguliérement Teheran comme dérivatif à la crise économique qui asphyxie le pays et étouffe les Iraniens!
Au Parlement, les députés ont signé à l’unanimité un appel à venger le savant. Dans un communiqué, ils réclament aussi l’adoption d’une loi par laquelle l’Iran cesserait d’autoriser l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à inspecter ses installations nucléaires. En Iran, c’est toutefois le Conseil suprême de la sécurité nationale qui a la haute main sur les décisions relatives au dossier nucléaire.
Dimanche matin, le président du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a plaidé pour « une réaction forte » susceptible d’assurer « dissuasion » et « vengeance ». Un communiqué signé par tous les députés juge que « la meilleure réponse » face aux actes de « terrorisme et de sabotage » d’Israël, des Etats-Unis et de leurs alliés, est de « relancer la glorieuse industrie nucléaire de l’Iran » en cessant d’appliquer le protocole additionnel de l’AIEA.
Joe Biden déterminé à calmer les tensions
Depuis l’annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine, Hassan Rohani a multiplié les signes d’ouverture montrant sa volonté de sauver ce qui peut l’être de l’accord nucléaire.
Ce pacte international offrait à Téhéran un allègement des sanctions internationales en échange de garanties, vérifiées par l’AIEA, destinées à attester de la nature exclusivement pacifique de son programme nucléaire
.
Le président américain Donald Trump, qui a fait de l'Iran sa bête noire, avait sorti unilatéralement son pays de l’accord en 2018, trois ans après la conclusion à Vienne de ce pacte que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a cessé de combattre.
Les sanctions imposées ou réimposées par Washington ont plongé l’économie iranienne dans une violente récession et poussé l’Iran à suspendre l’application de la plupart de ses engagements, mais pas l’accès consenti aux inspecteurs de l’AIEA.
Joe Biden a dit vouloir faire revenir les Etats-Unis dans l’accord de Vienne. Mais il disposera de peu de temps entre sa prise de fonctions , le 20 janvier, et la présidentielle iranienne du 18 juin prochain , pour laquelle les conservateurs partent favoris après leur victoire écrasante aux législatives de février aux dépens de l’alliance des modérés et réformateurs soutenant Hassan Rohani.
Les ultra-conservateurs iraniens se font entendre , l’AIEA dans le collimateur.
Aux termes de l’accord de Vienne, Téhéran avait accepté de se plier aux exigences de ce document prévoyant un accès illimité des inspecteurs de l’AIEA à ses installations nucléaires, avant même sa ratification par le Parlement.
Depuis vendredi, les plus ultras des conservateurs iraniens crient haro sur les inspecteurs de l’Agence. « Non seulement nous interdirons leurs visites, mais aussi leurs entretiens avec des experts ou des scientifiques », a ainsi déclaré le député Mahmoud Nabavian à l’agence Tasnim.
Selon lui, Fakhrizadeh a pu être « identifié » par « l’ennemi », soit par du « travail de renseignements », soit par des « entretiens » qu’il aurait pu donner à l’AIEA, et il faut « couper toutes les voies » permettant que des scientifiques iraniens puissent être pris pour cible. Après de longs mois de guerre par procuration entre Israël et l'Iran , sommes nous à la veille d'un conflit majeur dans la région!?
Joe Biden va-t-il réussir à calmer les esprits d'ici son entrée en fonction ?
l'Iran s'est énormément rapproché de la Russie et de la Chine et pourra en cas de guerre compter sur ses alliés dont le Hezbollah libanais au premier rang.
Surtout qu'après la tentative d'assassinat ratée ce week-end contre son guide , les milices chiites doivent être sur le pied de guerre .
Mais, il y a fort à parier que Tel-Aviv va chercher à agresser Téhéran avant le départ de Trum
p .





Hafid Fassi fihri
Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne,... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 14 Décembre 2020