L'adoption de cette résolution constitue un jalon essentiel.
Cette résolution s'inscrit dans une continuité stratégique qui marginalise progressivement les options irréalistes, celles qui longtemps s'appuyaient sur des référentiels dépassés ou inapplicables dans le contexte géopolitique actuel.
Elle renforce également la pression sur les partis pour qu'elles s'inscrivent dans un processus politique crédible, sous l'égide exclusif des Nations unies, mais en réalité sous une forte pression américaine.
Les États-Unis se sont directement impliqués en faveur du Royaume, avec le retour des tables rondes à Madrid puis à Washington comme pivots.
Ces rencontres ont confirmé une réalité diplomatique désormais difficilement contestable.
Il consacre implicitement le rôle central de l'Algérie, longtemps désireuse de se présenter comme simple observateur.
Sa participation active, même forcée, la place au cœur du différend, modifiant profondément la lecture du conflit et redistribuant les responsabilités politiques.
Madrid et Washington ne sont pas des lieux anodins. Ils traduisent l'implication croissante des puissances occidentales dans la recherche d'une problématique, avec une convergence de plus en plus nette autour de la proposition marocaine.
L'une des évolutions attendues en ce mois-ci concerne l'avenir de la MINURSO. L'heure de la redéfinition de la mission à sonné. Depuis ses débuts, elle n'a jamais joué le rôle pour lequel elle avait été décidée.
Une évolution majeure se dessine probablement dans l'accompagnement du processus de mise en œuvre de l'autonomie des provinces du sud dans le cadre de la souveraineté du Royaume.
Longtemps cantonnée à une fonction d'observation du cessez-le-feu, la mission verra son appellation changer et son mandat évolutif pour s'adapter aux réalités du terrain et aux exigences d'un processus politique renouvelé. Un tel changement serait lourd de sens.
Il marquerait la fin d'une inertie onusienne et traduirait la volonté de la communauté internationale de passer d'une gestion du statu quo à une logique de résolution active et définitive.
N'en déplaise à ceux qui, pendant 50 ans, ont tout fait pour perpétuer le conflit via leur proxy, qui souffrent de plus en plus du changement de la donne. Washington a durci le ton et placé le Polisario dans son viseur. L'Algérie en souffre de toute évidence.
L'introduction, au Congrès des États-Unis, d'une proposition visant à qualifier le Polisario d'organisation terroriste constitue un tournant réellement majeur.
Elle isolerait davantage le mouvement, fragiliserait ses soutiens et reconfigurerait les rapports de force.
Surtout, elle renforcerait la lecture sécuritaire du dossier, dans un contexte sahélo-saharien marqué par la montée des menaces transnationales. Cela s'ajoute à un Conseil de Sécurité de plus en plus aligné sur la position marocaine.
La composition actuelle du Conseil penche nettement en faveur des positions marocaines.
Plusieurs membres influents soutiennent ou implicitement l'initiative d'autonomie, considérée comme la base la plus sérieuse et crédible de règlement.
Ce basculement n’est pas le fruit du hasard.
Il résulte d'une diplomatie marocaine active, cohérente et constante, qui a su inscrire la question du Sahara dans des logiques de stabilité régionale, de lutte contre le terrorisme et de développement économique. L'Algérie, quant à elle, est face à ses contradictions.
Dans ce contexte, le pouvoir algérien apparaît de plus en plus en difficulté.
L'isolement diplomatique relatif d'Alger, y compris dans son environnement sahélien, contraste avec ses ambitions régionales.
Sur le plan interne, les défis économiques et sociaux accentuent les tensions, dans un pays aux ressources considérables mais dont les retombées restent inégalement réparties.
Les populations algériennes souffrent de beaucoup d'injustice et manquent de l'essentiel.
La question du Sahara, instrumentalisée pendant des décennies comme levier de politique extérieure et de cohésion interne, révèle ainsi les limites d'un modèle politique à bout de souffle. La tendance se confirme donc vers un tournant historique privé le régime algérien de sa rente politique artificielle.
L'ensemble des éléments converge vers une même conclusion : le mois d'avril de l'an 2026 pourrait marquer une étape décisive dans l'évolution du dossier du Sahara marocain. Sans préjuger d'un dénouement immédiat, les dynamiques actuelles augmentent progressivement l'espace des positions de blocage.
Plus que jamais, la résolution de ce conflit semble passer par une reconnaissance des réalités géopolitiques et par l'adhésion à une solution politique pragmatique. Dans cette perspective, le Maroc apparaît en position de force, porté par une légitimité croissante et un soutien international de plus en plus affirmé.
Reste à savoir si les autres acteurs, l'Algérie en particulier, sauront s'adapter à cette nouvelle donne, ou s'ils choisiront de s'y opposer au risque d'un isolement accumulé dans un monde où les rapports de force évoluent rapidement.
Il y aura sans doute un avant et un après avril 2026 et surtout la consolidation d'une position marocaine, orientée vers davantage de développement des provinces du sud marocain. Le rendu du Conseil de Sécurité est attendu dans ce sens.
PAR AZIZ DAOUDA/BLUWR.COM












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