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​Faut-il croire à la désescalade américaine face à l’Iran ?


Rédigé par le Mercredi 20 Mai 2026



Le report annoncé par Donald Trump d’une nouvelle frappe contre l’Iran a soulagé les marchés du Golfe, mais il ne faut pas confondre pause tactique et paix durable. Selon Reuters, Trump a bien affirmé avoir différé une action militaire tout en prévenant qu’une frappe restait possible si les négociations échouaient.

Le Qatar apparaît comme l’un des médiateurs centraux. Son Premier ministre, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a rencontré J.D. Vance à Washington le 8 mai pour discuter de l’Iran et de la stabilité régionale. Doha pousse donc clairement vers le dialogue, mais cette médiation reste fragile : Washington garde la menace militaire sur la table.

Le vrai sujet est ailleurs : les monarchies du Golfe ne lisent pas l’Iran de la même manière. L’Arabie saoudite privilégie la désescalade et maintient des canaux diplomatiques avec Téhéran, comme l’ont montré les échanges récents entre les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères. Riyad ne veut pas voir sa Vision 2030 engloutie par une guerre régionale.

Les Émirats, eux, semblent plus exposés et plus engagés dans une logique sécuritaire dure. Reuters a rapporté une attaque de drone contre la centrale nucléaire de Barakah, sans fuite radioactive ni blessés, mais avec un signal stratégique très inquiétant. Plus révélateur encore : Israël aurait envoyé aux Émirats des batteries Iron Dome et du personnel pour les opérer, selon l’ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee.

Faut-il donc y croire ? Oui, mais seulement à moitié. Il faut croire à l’intérêt immédiat des acteurs pour éviter l’embrasement. Il faut croire à la peur économique du Golfe, à la pression des marchés, à l’obsession de stabilité de Riyad, Doha et Abou Dhabi. Mais il serait naïf de croire à une vraie sortie de crise tant que la menace militaire américaine reste activée, que l’Iran conserve ses leviers régionaux, et que les alliances sécuritaires se recomposent autour d’Israël.

La désescalade actuelle ressemble moins à une paix qu’à une respiration. Une respiration utile, nécessaire, mais suspendue à une question brutale : qui, dans cette région, a encore intérêt à arrêter la machine avant qu’elle ne devienne incontrôlable ?





Mercredi 20 Mai 2026

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