Ce colloque a cherché à ouvrir un débat académique autour de la notion de marge dans l’histoire marocaine, à travers des approches variées portant sur les conditions des groupes marginalisés, les mécanismes d’exclusion sociale, les représentations de la pauvreté ainsi que les transformations liées aux espaces périphériques dans l’histoire du Maroc.
Les travaux du colloque se sont ouverts par une séance inaugurale marquée par plusieurs allocutions de bienvenue, qui ont souligné l’importance du thème dans le renouvellement de l’écriture historique marocaine, particulièrement à la lumière des évolutions qu’ont connues les études historiques contemporaines. Celles-ci ne se limitent plus à l’histoire de l’État et des élites, mais s’orientent désormais vers l’étude des groupes et des espaces longtemps restés en marge de l’intérêt académique.
Les travaux scientifiques se sont répartis en quatre séances. La première séance, présidée par le professeur Raja Ben Lahmar, a abordé les questions de marginalisation sous des angles théoriques et historiques variés. Le professeur Hicham Marzouq y a présenté une communication intitulée « La recherche sur l’histoire des marginalisés entre collecte documentaire et interrogation des traces », mettant en évidence les difficultés méthodologiques liées à l’écriture de l’histoire des groupes marginalisés. Le professeur Mohammed Abrhamouch s’est, quant à lui, arrêté sur le thème « Une histoire de ceux qui n’ont pas d’histoire », dans une tentative de réhabiliter les groupes absents du récit historique traditionnel. De son côté, le professeur Hassan Al-Gharaïb a traité de « La marge : une vision historique comparée », tandis que le professeur Abdelrazak Al-Krit a mis en lumière les conditions des marginalisés au Maroc au XIXe siècle. Enfin, le professeur Youssef Ziyat a abordé la question des classes populaires dans le Maroc contemporain entre histoire et sociologie.
La deuxième séance scientifique, présidée par le professeur Tarek Moujoud, s’est concentrée sur « Les couches sociales marginalisées : mentalités et formes de conscience religieuse, sociale et politique ». Dans ce cadre, la professeure Majda Al-Hachimi a traité de « Les Haratines dans l’histoire du Maroc », tandis que le professeur Ali Allam a analysé les représentations des groupes marginalisés dans l’ouvrage Salwat al-Anfas de Mohammed Ben Jaafar Al-Kettani. Le professeur Abdelhadi Al-Biyad a, pour sa part, proposé une lecture de l’ouvrage Les marginalisés dans l’histoire de l’Occident islamique d’Ibrahim Al-Qadiri Boutchich, alors que le professeur Mohammed Annidham a présenté une communication sur « Les représentations de Hachmi Naciri Hechtouki de la ville européenne lors de son voyage à Paris en 1926 ».
Dans l’après-midi, la troisième séance scientifique, présidée par la professeure Majda Sawab, a porté sur « Les groupes marginalisés et les formes d’oppression sociale ». Le professeur Moulay Omar Soussi Alaoui y a abordé la question des miracles soufis et de l’histoire des marginalisés comme voie d’accès à la compréhension des dimensions sociales et culturelles des groupes exclus. Le professeur Rachid Al-Yamlouli a, de son côté, traité de « La marginalisation politique dans le Maroc extrême : le cas des révoltés ». Le professeur Karim Al-Arjaoui a analysé les crises naturelles et les inégalités sociales face à la mort aux XVIe et XVIIe siècles, tandis que le professeur Mohssine Charaka a mis en lumière la situation des marginalisés dans l’armée des Cherarda au XIXe siècle.
Le colloque s’est achevé par une quatrième séance scientifique consacrée aux « Espaces de la marge et des marginalisés », présidée par le professeur Bouchta Al-Khazan. La professeure Majda Sawab y a étudié les politiques d’intégration des quartiers périphériques au Maroc dans une perspective historique. Les professeurs Bouchta Al-Khazan, Mohammed Hanchane et Idriss Zouhri ont présenté une étude sur la pauvreté et les pauvres dans les marges des villes marocaines. Le professeur Lahcen Mchinia a, quant à lui, traité du thème de « La marge surveillée en Afrique du Nord à l’époque du colonialisme français », alors que le professeur Ahmed Al-Hamel a analysé les déséquilibres dans la répartition des services éducatifs au Maroc et leur relation avec la reproduction de la marginalisation socio-spatiale.
Les différentes interventions ont montré que l’étude de la marge ne constitue plus seulement un intérêt porté aux groupes oubliés, mais qu’elle est devenue une approche essentielle pour comprendre les structures sociales, économiques et culturelles de la société marocaine à travers son histoire. Le colloque a également mis en évidence l’importance de l’histoire sociale dans la réécriture de l’histoire du Maroc selon de nouvelles perspectives, attentives aux voix des marginalisés et soucieuses de réhabiliter les espaces et les groupes longtemps exclus du récit historique traditionnel.
Les travaux du colloque se sont finalement clôturés sur un appel à poursuivre les recherches sur l’histoire des groupes marginalisés et à encourager les études pluridisciplinaires, compte tenu des possibilités qu’offre ce champ pour mieux comprendre les transformations de la société marocaine ainsi que les questions de justice sociale et de mémoire historique.
Les travaux du colloque se sont ouverts par une séance inaugurale marquée par plusieurs allocutions de bienvenue, qui ont souligné l’importance du thème dans le renouvellement de l’écriture historique marocaine, particulièrement à la lumière des évolutions qu’ont connues les études historiques contemporaines. Celles-ci ne se limitent plus à l’histoire de l’État et des élites, mais s’orientent désormais vers l’étude des groupes et des espaces longtemps restés en marge de l’intérêt académique.
Les travaux scientifiques se sont répartis en quatre séances. La première séance, présidée par le professeur Raja Ben Lahmar, a abordé les questions de marginalisation sous des angles théoriques et historiques variés. Le professeur Hicham Marzouq y a présenté une communication intitulée « La recherche sur l’histoire des marginalisés entre collecte documentaire et interrogation des traces », mettant en évidence les difficultés méthodologiques liées à l’écriture de l’histoire des groupes marginalisés. Le professeur Mohammed Abrhamouch s’est, quant à lui, arrêté sur le thème « Une histoire de ceux qui n’ont pas d’histoire », dans une tentative de réhabiliter les groupes absents du récit historique traditionnel. De son côté, le professeur Hassan Al-Gharaïb a traité de « La marge : une vision historique comparée », tandis que le professeur Abdelrazak Al-Krit a mis en lumière les conditions des marginalisés au Maroc au XIXe siècle. Enfin, le professeur Youssef Ziyat a abordé la question des classes populaires dans le Maroc contemporain entre histoire et sociologie.
La deuxième séance scientifique, présidée par le professeur Tarek Moujoud, s’est concentrée sur « Les couches sociales marginalisées : mentalités et formes de conscience religieuse, sociale et politique ». Dans ce cadre, la professeure Majda Al-Hachimi a traité de « Les Haratines dans l’histoire du Maroc », tandis que le professeur Ali Allam a analysé les représentations des groupes marginalisés dans l’ouvrage Salwat al-Anfas de Mohammed Ben Jaafar Al-Kettani. Le professeur Abdelhadi Al-Biyad a, pour sa part, proposé une lecture de l’ouvrage Les marginalisés dans l’histoire de l’Occident islamique d’Ibrahim Al-Qadiri Boutchich, alors que le professeur Mohammed Annidham a présenté une communication sur « Les représentations de Hachmi Naciri Hechtouki de la ville européenne lors de son voyage à Paris en 1926 ».
Dans l’après-midi, la troisième séance scientifique, présidée par la professeure Majda Sawab, a porté sur « Les groupes marginalisés et les formes d’oppression sociale ». Le professeur Moulay Omar Soussi Alaoui y a abordé la question des miracles soufis et de l’histoire des marginalisés comme voie d’accès à la compréhension des dimensions sociales et culturelles des groupes exclus. Le professeur Rachid Al-Yamlouli a, de son côté, traité de « La marginalisation politique dans le Maroc extrême : le cas des révoltés ». Le professeur Karim Al-Arjaoui a analysé les crises naturelles et les inégalités sociales face à la mort aux XVIe et XVIIe siècles, tandis que le professeur Mohssine Charaka a mis en lumière la situation des marginalisés dans l’armée des Cherarda au XIXe siècle.
Le colloque s’est achevé par une quatrième séance scientifique consacrée aux « Espaces de la marge et des marginalisés », présidée par le professeur Bouchta Al-Khazan. La professeure Majda Sawab y a étudié les politiques d’intégration des quartiers périphériques au Maroc dans une perspective historique. Les professeurs Bouchta Al-Khazan, Mohammed Hanchane et Idriss Zouhri ont présenté une étude sur la pauvreté et les pauvres dans les marges des villes marocaines. Le professeur Lahcen Mchinia a, quant à lui, traité du thème de « La marge surveillée en Afrique du Nord à l’époque du colonialisme français », alors que le professeur Ahmed Al-Hamel a analysé les déséquilibres dans la répartition des services éducatifs au Maroc et leur relation avec la reproduction de la marginalisation socio-spatiale.
Les différentes interventions ont montré que l’étude de la marge ne constitue plus seulement un intérêt porté aux groupes oubliés, mais qu’elle est devenue une approche essentielle pour comprendre les structures sociales, économiques et culturelles de la société marocaine à travers son histoire. Le colloque a également mis en évidence l’importance de l’histoire sociale dans la réécriture de l’histoire du Maroc selon de nouvelles perspectives, attentives aux voix des marginalisés et soucieuses de réhabiliter les espaces et les groupes longtemps exclus du récit historique traditionnel.
Les travaux du colloque se sont finalement clôturés sur un appel à poursuivre les recherches sur l’histoire des groupes marginalisés et à encourager les études pluridisciplinaires, compte tenu des possibilités qu’offre ce champ pour mieux comprendre les transformations de la société marocaine ainsi que les questions de justice sociale et de mémoire historique.












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