Cette amélioration mérite d’être saluée, mais sans excès. Une bonne campagne ne règle pas la vulnérabilité structurelle du modèle agricole face à l’irrégularité du climat. Elle ne dissout ni la dépendance à la pluie, ni la pression hydrique, ni les fragilités d’exploitation dans plusieurs régions. Autrement dit, un bon chiffre aujourd’hui ne garantit pas une sécurité demain. Il rappelle surtout à quel point l’agriculture marocaine reste suspendue à des équilibres instables.
La récolte attendue peut alléger certaines tensions sur l’approvisionnement et offrir une respiration bienvenue. Mais elle devrait surtout relancer une question plus stratégique : comment transformer un soulagement conjoncturel en résilience durable ? Le débat n’est pas technique seulement. Il concerne la souveraineté alimentaire, le revenu rural et la capacité du pays à ne plus vivre chaque campagne agricole comme une loterie climatique.
La récolte attendue peut alléger certaines tensions sur l’approvisionnement et offrir une respiration bienvenue. Mais elle devrait surtout relancer une question plus stratégique : comment transformer un soulagement conjoncturel en résilience durable ? Le débat n’est pas technique seulement. Il concerne la souveraineté alimentaire, le revenu rural et la capacité du pays à ne plus vivre chaque campagne agricole comme une loterie climatique.












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