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Cette poisse qui vit au crochet de Hari !




A lire ou à écouter en podcast :

cette_poisse_qui_vit_au_crochet_de_hari_!.mp3 mp3  (5.53 Mo)

Le mauvais œil !
 
Souvent a-t-on droit à une ribambelle de supputations,  de chirurgie idéelle, à un massacre d’allégations tohu-bohu, à des joutes oratoires à n’en plus finir et pêle-mêle,  un panel de justifications en veux-tu en voilà,  à posteriori surtout, pour rendre compte  d’un fait conclu.

Prenons-nous, et de tête et de cœur,  à un exemple à moitié défraichi, récent et chaud bouillon, celui de la défaite qui porte l’étendard rouge sang d’un nez écrasé, celui de Badr Hari. Certains y vont de leurs ritournelles plutôt usées par l’oreille que par la bouche intarissable, jusqu’être impensable,   au service d’une fainéantise d’esprit, d’un obscurantisme qui dit son nom, ou d’une croyance invétérée, légitime, gardée comme dernier recours : Le mauvais œil.

Oui, le champion, des nôtres, auraient été entrainé de par une surnature, dans les confins du paranormal, pour donner de tout son saoul dans l’échec, dans le chahut d’une foule prête à se délecter de la chute d’une étoile décrochée bon gré mal gré du ciel glorieux. 

La déraison reste de mise ! 
 
Ceux-là, réactifs, à comme qui dirait, une sublimation, dans le sens psychanalytique du mot, qui à défaut de dégoter ce qui est, s’accrochent à ce qu’ils peuvent. Leur idole ne peut déchoir que par force majeure, que par un malheur dessiné dans l’occulte.

Leur idole, omnipotent ne peut se résoudre à une faiblesse, une tare humaine, à une sous-performance, une sous-évaluation de l’adversaire, à un manquement aux règles rudimentaires du combat. Ceux-là ne peuvent dissoudre leur prestation suprasensible dans un pragmatisme qu’on peut déceler de visu.
 

Les questions qui dérangent ! 
 
 Badr Hari, ne prit-il pas de ses airs humains, gros et démesurés de paresse, de plénitude,  après avoir envoyé au tapis son adversaire deux bonnes fois ? n’eut il  pas pêché par outrecuidance, en baissant la garde, en acculant, et son essoufflement son adversaire, qui finit par contrecarrer cet acharnement par un coup-de-nerf, comme un pied de nez ?

En plein milieu de cette identité-mauvais-garçon. Un coup qui dérégla le cours guilleret, acquis de rage plutôt que de droit,  en poche, au palmarès des mis-à-terre, un coup qui enroua cette machine, naguère, de guerre. Le mauvais garçon, défait, dépaysé, son punch à la traine, sonné, halluciné, mis genou à terre, et l’arbitre mit fin au spectacle. 

Déjà vu !
 
Ce n’est point une première, un air de déjà vu flotte, et gigote face aux  fanatiques accablés par la défaite de leur mascotte. Les deux derniers combats menés par  le mauvais garçon avaient même goût.

Hari, comme technicien-ténor inégalable, au fait de la tactique, de la cadence, comme artisan du crochet sur-mesure, à la quête d’une mâchoire pendue, sans garde, dut abandonner bis face à Rico le hollandais. Deux malencontreuses blessures qui triomphent d’un zèle mal assouvi. 


Une autre paire de raison ! 
 
 
D’autres, terre-à-terre, pragmatiques, et disciplinés, vous disent que le mauvais garçon a fait son temps.  Qu’il faudrait se muscler d’humilité, plutôt que de s’engraisser d’un égo mal venu. Qu’il faudrait se dorer de sagesse, de partir la tête haute, ou ce qui en reste.

Ceux-là voient d’un mauvais œil, un mauvais œil imagé cela s’entend, cette ténacité qui voudrait vaille que vaille décrocher sur une victoire, plutôt que sur une triple défaite.

Ce qui n’admet nulle équivoque, nulle surenchère,  est que Badr Hari, garde en somme, le respect du marocain type,  que malgré son cumul d’échecs dernier, demeure un exemple ancré dans le registre passionné de ceux partis de rien, devenu un composant du  drapeau rouge vert hissé par-delà le temporel. 

​rédigé par Hicham Aboumerrouane 





Lundi 21 Décembre 2020

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