Après le copilote informatique, voici le copilote hacker
Le point de départ n’était pas ChatGPT lui-même, mais le forum communautaire d’OpenAI, hébergé sur la plateforme Discourse. Les chercheurs ont identifié une vulnérabilité dans la chaîne de traitement des images au format HEIF/HEIC. Un fichier spécialement conçu pouvait provoquer une corruption mémoire dans la bibliothèque libheif et permettre l’exécution de code sur le serveur.
C’est là que Claude devient le véritable protagoniste de l’histoire.
Selon Hacktron, une version précédente du modèle, Opus 4.8, avait compris la vulnérabilité mais n’était pas parvenue à produire un exploit fonctionnel. Lorsque Anthropic a lancé Opus 5, les chercheurs lui ont soumis le même problème. Cette fois, le modèle aurait réussi en quelques heures à construire l’exploit nécessaire.
Une fois le serveur Discourse compromis, l’équipe a découvert une seconde faiblesse touchant l’authentification. En combinant les deux failles, les chercheurs ont pu prendre le contrôle de plusieurs comptes ChatGPT et Codex appartenant à des employés d’OpenAI. L’un de ces comptes Codex était relié à l’organisation GitHub interne de l’entreprise.
Ils se sont alors retrouvés devant ce que l’on pourrait appeler les joyaux logiciels d’OpenAI : son monorepo privé, le gigantesque dépôt regroupant une partie importante du code interne de l’entreprise. Pour démontrer leur accès sans consulter ni télécharger le contenu sensible, ils ont demandé à Codex d’ouvrir une modification bénigne dans le dépôt.
OpenAI a ensuite corrigé les vulnérabilités et versé 6 500 dollars de prime aux chercheurs dans le cadre de son programme de bug bounty. Discourse a également publié un correctif.
Un autre chiffre a beaucoup circulé : 3 000 dollars. Là encore, prudence. Il ne s’agit pas exactement du « prix pour pirater OpenAI ». Hacktron indique que l’ensemble de sa campagne de recherche autour de cette famille de vulnérabilités a consommé moins de 3 000 dollars de tokens IA, plusieurs entreprises ayant été étudiées.
Alors, Claude a-t-il piraté OpenAI ?
Techniquement, non : des humains ont piloté l’opération. Mais opérationnellement, l’IA a participé à une étape décisive de l’exploitation.
Et c’est probablement là que se trouve la véritable information. Pendant longtemps, construire un exploit complexe exigeait des semaines de travail et une expertise extrêmement rare. Désormais, un petit groupe de chercheurs peut mobiliser un modèle avancé comme copilote de cybersécurité.
Le piratage ne devient donc pas nécessairement autonome. Il devient industrialisable.
Et demain, la question ne sera peut-être plus seulement de savoir si une entreprise possède de bons experts en cybersécurité, mais si ses défenseurs disposent d’agents IA aussi puissants que ceux utilisés par les attaquants.
C’est là que Claude devient le véritable protagoniste de l’histoire.
Selon Hacktron, une version précédente du modèle, Opus 4.8, avait compris la vulnérabilité mais n’était pas parvenue à produire un exploit fonctionnel. Lorsque Anthropic a lancé Opus 5, les chercheurs lui ont soumis le même problème. Cette fois, le modèle aurait réussi en quelques heures à construire l’exploit nécessaire.
Une fois le serveur Discourse compromis, l’équipe a découvert une seconde faiblesse touchant l’authentification. En combinant les deux failles, les chercheurs ont pu prendre le contrôle de plusieurs comptes ChatGPT et Codex appartenant à des employés d’OpenAI. L’un de ces comptes Codex était relié à l’organisation GitHub interne de l’entreprise.
Ils se sont alors retrouvés devant ce que l’on pourrait appeler les joyaux logiciels d’OpenAI : son monorepo privé, le gigantesque dépôt regroupant une partie importante du code interne de l’entreprise. Pour démontrer leur accès sans consulter ni télécharger le contenu sensible, ils ont demandé à Codex d’ouvrir une modification bénigne dans le dépôt.
OpenAI a ensuite corrigé les vulnérabilités et versé 6 500 dollars de prime aux chercheurs dans le cadre de son programme de bug bounty. Discourse a également publié un correctif.
Un autre chiffre a beaucoup circulé : 3 000 dollars. Là encore, prudence. Il ne s’agit pas exactement du « prix pour pirater OpenAI ». Hacktron indique que l’ensemble de sa campagne de recherche autour de cette famille de vulnérabilités a consommé moins de 3 000 dollars de tokens IA, plusieurs entreprises ayant été étudiées.
Alors, Claude a-t-il piraté OpenAI ?
Techniquement, non : des humains ont piloté l’opération. Mais opérationnellement, l’IA a participé à une étape décisive de l’exploitation.
Et c’est probablement là que se trouve la véritable information. Pendant longtemps, construire un exploit complexe exigeait des semaines de travail et une expertise extrêmement rare. Désormais, un petit groupe de chercheurs peut mobiliser un modèle avancé comme copilote de cybersécurité.
Le piratage ne devient donc pas nécessairement autonome. Il devient industrialisable.
Et demain, la question ne sera peut-être plus seulement de savoir si une entreprise possède de bons experts en cybersécurité, mais si ses défenseurs disposent d’agents IA aussi puissants que ceux utilisés par les attaquants.












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