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Conseil supérieur de l’éducation : 30,6% de diplômés sans emploi


Quatre ans après l’obtention du diplôme post-bac, 13,3% de jeunes sont à la quête d’un emploi, 9,4% sont retournés aux bancs des universités (ou autre écoles, instituts publics ou privés) et 7,9% ne font ni l’un ni l’autre. Cette inactivité est peut-être due soit à la perte de tout espoir d'embauche, ou à leur travail dans l’informel, journalier ou saisonnier, qui est difficilement cerné par les statistiques.
En gros, dans cette enquête, seuls 69,4% ont trouvé un boulot contre 30,6%, pour les « autres ». Seulement ces salariés ont-ils eu chaussures à leurs pieds ? Sont-ils satisfaits de ce travail ? Vivent-ils dignement après plus de 12 ans d’études ?



conseil_superieur_de_l_educati1635869245.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (1.04 Mo)

Enfin une étude qui rend compte du devenir des lauréats de nos écoles et universités, en matière d’emploi, une première en son genre au Maroc. Le diplôme en poche n’est plus au Maroc la fin du parcours estudiantin ni celui d’un travail décent. L’accès à un l’emploi est une tâche ardue.

Le Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche scientifique a organisé fin octobre un atelier pour rendre compte des résultats de l’évaluation : « Insertion professionnelle des lauréats de l’enseignement supérieur ». Une étude assez intéressante qui retrace les trajectoires des lauréats, de leur formation et de la capacité du marché de l’emploi. Il y en a ceux qui ont trouvé du travail, d’autres qui sont encore en quête, les inactifs et ceux qui sont retournés aux études.

Parmi les 9,4% de diplômés qui sont retournés aux bancs des écoles ou des universités, il y en a ceux qui entament des masters après des années de chômage, et ceux pour qui, ni la licence dans nos universités ni leur inscription à l’ANAPEC n’a pu leur assurer un emploi. Ils sont beaucoup dans ce cas, qui sont retournés étudier à l’ISTA, après la licence de trois ans (bientôt 4 ans), pour deux autres années qualifiantes(ou vice-versa), qui parait-il, d’après certains connaisseurs du marché de l’emploi, lui prévalent un travail plus vite.

C’est d’ailleurs ce qui est remarqué dans cette étude. Parmi ceux qui retournent aux études, 10,9% sont des lauréats qui émanent des universités, 4,5% de l’enseignement supérieur privé, 2,5% sont des étudiants ne relevant pas des universités et 8,8% proviennent de la formation professionnelle post-bac.

93,9 % de ceux qui ont trouvé du travail sont les lauréats, outre-universités, donc des grandes écoles marocaines, suivis de ceux de l’enseignement supérieur privé avec 79,1%, des universités : 67,9% et de la formation professionnelle : 66%.

L’étude renseigne aussi sur le chômage des lauréats de ces quatre catégories d’enseignement supérieur. Les plus à plaindre sont ceux de la formation professionnelle, avec un taux de 17%, suivis des universités 13,4%, enseignement supérieur privé : 4,7% et enfin des grandes écoles : 2,8%.

Les inactifs sont respectivement ceux de l’enseignement privé :11,7%, l’OFPPT : 8,3% , universités : 7,8% et 0,8% des écoles.

Il faut dire que cette évaluation réalisée entre 2014-2018, donc avant la crise sanitaire, est éloquente. Elle en dit long sur le devenir de nos diplômés en une période dite normale, non encore atteinte par la Covid 19.

Qu’en est-il depuis ?

La chute des taux promet d’être, à plus d’un titre, conséquente après le confinement covidien, le distanciel-présentiel, le vaccin et de nos jours  le pass vaccinal.

L’on pourrait se demander si cette étude englobe aussi, dans ses statistiques, les lauréats des grandes écoles marocaines qui n’ont pas trouvé de travail, ou ceux qui ont endetté leurs familles ou pris des crédits pour faire un deuxième master pour assurer leur avenir outre-mer( les ENCGistes pour la plupart).

Où intégrer ces lauréats ? Peut-être dans le cadre de la fuite des cerveaux !

De grands défis et challenges attendent ce secteur de l’enseignement supérieur pour promouvoir cette jeunesse marocaine dont les 15-34 ans représentent un tiers de la population.

La portée de cette étude qui, quoique peu récente, permet tout de même de renseigner sur « la relation formation-emploi et d’identifier le rôle des facteurs macro-économiques, sociaux et individuels dans la détermination de l’emploi des diplômés ».






Lundi 1 Novembre 2021

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