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Culture, médias, Jeunesse : Les promesses de Bensaid


Vaste programme pour le nouveau ministre de la culture, de la communication et de la jeunesse. Mehdi Bensaid promet d’ailleurs une liste de mesures pour faire « progresser le secteur des médias, l'industrie cinématographique et la culture ». Aperçu sur la feuille de route du ministère pour 2022.



culture,_medias,_jeunesse_les_promesses_de_bensaid.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (3 Mo)

Pour le projet de budget sectoriel, il prévoit de s’atteler à l'appui à la production médiatique nationale, à la valorisation des institutions de presse et de leur modèle économique, au renforcement du soutien à la presse écrite et numérique, à l’action pour le renforcement de la presse régionale pour suivre le rythme des chantiers de régionalisation avancée, à la diversification et l'enrichissement de l'audiovisuel marocain, le développement de l’audiovisuel numérique, en plus de l’élargissement de la couverture de la diffusion radiophonique et télévisuelle. Au vu des crises que connaissent ces différents secteur, et la complexité de leurs difficultés, il y a lieu de se demander dans quelle mesure cette intervention étatique pourra les sortir de la conjoncture qui leurfait subir des pressions supplémentaires.
 
Sur un autre volet de son programme, le ministre a annoncé que des « décrets relatifs aux centres de protection de l'enfance seront publiés », et qu’un comité sera créé et chargé du suivi et de la mise en œuvre de la politique nationale intégrée de la jeunesse, de la carte jeune du passeport jeune pour faciliter l'accès aux services, en plus de réhabiliter le rôle de la jeunesse. Des mesures somme toute positives, mais répondent-elles vraiment aux attentes de la jeunesse ?
 
Mehdi Bensaid a également promis que « le Ministère de la Jeunesse, de la Communication et de la Culture travaillera à réduire les différences spatiales dans la couverture du territoire national par les institutions de proximité culturelle, et à protéger, préserver et valoriser le patrimoine culturel matériel et immatériel du Royaume du Maroc ».  Il a en outre parlé du « renforcement de la protection sociale des artistes, de la réalisation de projets et d'infrastructures culturels, du développement des écosystèmes culturelles et de la création de nouveaux emplois pour les jeunes dans tous les domaines culturels en coopération avec diverses parties ». Visiblement, nous ne sommes pas loin d’un discours de campagne électorale. L’ouverture de tout ces chantiers simultanément nécessite la mobilisation de moyens humains, financiers et techniques qui semble bien au-delà de ce que le ministère peut effectivement fournir pour leur réalisation.
 
Dans le même contexte de promesses, le ministre a annoncé que « la loi sur l'industrie cinématographique sera élaborée pour faire progresser l'industrie cinématographique nationale, améliorer l'image du Maroc en tant que destination de tournage et renforcer les mécanismes de protection de la propriété intellectuelle, des droits d'auteur et des droits voisins ». Il est vrai qu’une réforme légale du secteur est nécessaire, voire indispensable pour son essor. Cependant, le jeune ministre devra s’armer d’arguments convaincants et s’assurer d'avoir les moyens de ses ambitions.





Mustapha Bourakkadi
Journaliste sans la prétention de détenir la science infuse... ma seule ambition est de rapporter... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 25 Novembre 2021