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Devenir propriétaire sur les Metaverses ?


On parle souvent des Metaverse mais pas assez de leur ancrage immobilier et des impacts économiques. Plongeons dans la copropriété interplanétaire.



Pour ne pas rompre la chaine de nos enquêtes sur ce nouveau monde des Metavers, nous nous intéressons aujourd’hui au sol, base du droit de propriété dans le monde réel.  

Dans le Meta rien ne change, ou tout plutôt se simplifie : les terrains sont achetables via le système des Nfts (Jetons non Fongibles) dans le sous-jacent crypto du metavers en question ( Ether – Mana- Tezos) conférant ainsi un droit de propriété inaliénable car la preuve d’antériorité est dans la Blockchain attaché au Nfts (Jetons non Fongibles) .

Car dans le Metavers de demain, vous pourrez être propriétaire ou locataire d’un carré ou de plusieurs, comme dans le monde réel : on pense même aux relations de copropriété…amusant comme idée… une sorte de copropriété mondiale en blockchain, la cela commence à déménager.

Pour acheter des terrains dans les différents Meta existants ( Sandbox/ Decentraland/ Cryptovoxel) l’impétrant devra être muni du système monétaire adéquat (wallet avec des cryptos) et se rendre sur les boutiques en ligne Meta marketplaces  qui basculeront sur les plateformes de vente NFTs sous-jacentes comme Opensea.

Devenir propriétaire d’un terrain sur un métavers, c’est en début 2022 un budget conséquent qui commence à rimer avec le prix du réel :  Au minimum 5 Ether (ETH) pour une parcelle de 96 m2 sur The Sandbox soit quand même 15 000 euros, et 5 000 MANA pour une parcelle de 16m2 sur Decentraland.

Pour les terrains les mieux placés, dans le triangle d’or de certains Metavers, où siègent Paris Hilton, Booba, et Gimms, les prix peuvent s’élever à des dizaines de milliers d’euros, voire plusieurs millions d’euros.

On a pu ainsi voir en 2021 des ventes atteindre près de 2,5 millions de dollars sur Decentraland ou sur Axie Infinity. Le record en date reste l’achat par Republic Realm, une entreprise d’immobilier américaine, d’un terrain de The Sandbox pour la somme de 4,3 millions d'euros, en décembre 2021.

En plus du terrain, le propriétaire que vous devenez va, comme en réel, le rendre constructible selon les règles immobilières de chaque Metavers : On peut donc imaginer y développer une activité commerciale telle qu’une boutique, une galerie d’art, une attraction, et ainsi générer un revenu.

D’autre part, la parcelle peut être louée. Bien qu’il reste encore difficile d’évaluer les prix du marché de la location, on peut anticiper une demande croissante d’espaces commerciaux, mais aussi de résidences privées virtuelles sur les metaverses. De même, des panneaux publicitaires peuvent être installés et loués à des annonceurs.

le métavers ne risque pas dans sa mouture actuelle de totalement bousculer nos relations sociales en villes, il pourrait par contre modifier considérablement le métier des architectes, des urbanistes et de tous les acteurs de la fabrique urbaine au sein d’une nouvelle économie numérique basée sur la blockchain et les cryptomonnaies.

Une société immobilière virtuelle, Metaverse Group, a par exemple été rachetée par l’entreprise token.com à 50% pour une somme de 1,68 millions de dollars afin d’agir comme véritable société e gestion immobilière mais aussi de marketing et de promotion dans des univers virtuels. Parmi ceux-ci, Sandbox, Somnium Space, Vault Hill ou encore Decentraland autoproclamé « premier monde décentralisé possédé et gouverné par sa communauté » .

Upland, un autre univers virtuel, propose quant à lui de recréer notre monde dans le métavers, et à chaque utilisateur d’acheter des copies virtuelles de bâtiments réels. La version numérique de la Bourse de New York s’est par exemple vendue à 23 000 dollars, et l’investisseur pourra probablement la revendre à un prix bien plus élevé dans quelques mois ou années.

Au-delà de la pure spéculation immobilière, le métavers pourrait changer le rôle de nombre d’architectes à travers le monde. Grâce au métavers et à la technologie de la blockchain, il est maintenant possible à un architecte de concevoir une maison virtuelle pour ensuite la vendre à un client situé à l’autre bout du monde, sans avoir besoin de foncier disponible, ou d’autorisation d’urbanisme. L’année dernière, l’artiste Krista Kim a par exemple vendu la première maison digitale grâce à la technologie du NFT pour 500 000 dollars.

En un mot le Metavers est pour l’immobilier une seconde révolution industrielle, ou l’on verra des quartiers flamber, et d’autres être dépeuplés, mais entrer dans cette copropriété mondiale, sécurisée par la blockchain, huissier numérique digital. Bienvenue sur MetaImmo.
 
Chronique de Emmanuel Moyrand, reprise par la Fondation Tamkine
#Tamkine_ensemble_nous_reussirons
 

Mardi 6 Septembre 2022



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