En 1988, il crée à Agadir, avec ses associés français, une première unité de production.
Mohamed Tazi a ainsi hissé haut le drapeau marocain sur les marchés internationaux et fait entrer chaque année d'importantes devises au Maroc. Mais Mohamed Tazi ne concevait pas la réussite sans responsabilité.
En 2014, il dote le groupe de la Fondation Azura, engagée auprès des populations rurales du Souss et du Sud du Royaume. Plus de 60 millions de dirhams ont été investis dans l'éducation, l'accès à l'eau et le développement local, au bénéfice de plus de 30 000 personnes.
La fondation a rénové des écoles et construit des maisons de jeunes filles, des centres pour personnes à besoins spécifiques et un centre d'accouchement. Elle agit en partenariat avec les autorités éducatives, l'INDH, l'Entraide nationale et le tissu associatif local. Bâtir un empire puis le mettre au service de son pays : c'est là peut-être son plus bel héritage.
Ceux qui l'ont côtoyé retiennent un homme d'une rare énergie, ouvert d'esprit,profondément bienveillant et doté d'un humour qui désarmait. Golfeur passionné, il appréciait les moments passés sur les parcours, entre amis comme entre partenaires.
Frappé il y a une vingtaine d'années par une épreuve de santé, il n'a jamais cessé de travailler. Jusqu'à un âge très avancé, il est resté présent, curieux et engagé, un témoignage remarquable de résilience.
Rien de tout cela n'aurait été possible sans son épouse, Fatima Rizk, compagne de toute une vie et pilier discret de sa réussite. Derrière chaque grand homme se tient une grande dame : elle fut, à ses côtés, la force tranquille de toutes ses conquêtes et de toutes ses épreuves.
Visionnaire jusque dans sa succession, il avait préparé la relève avec soin.
Sa fille Ghita, actrice révélée par l'un des rôles principaux de Casanegra, a ensuite fait carrière comme entrepreneuse aux États-Unis.
Une famille à l'image de son fondateur : audacieuse, ouverte sur le monde et fidèle au Maroc.
Il laisse dans la peine son épouse Fatima Rizk, ses filles Izza, Nada et Ghita, son gendre Hicham Harakat, ainsi que ses petits-enfants, dont Assad Harakat, membre dès son plus jeune âge de l'équipe nationale de surf, son frère Othman, et Sonia et Selma, filles d'Izza. À toute sa famille, nous adressons nos plus sincères condoléances.
Les condoléances sont reçues cette semaine au domicile familial, quartier Californie, à Casablanca.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji‘un.












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La dictature qu’il murmurait à des milliers de kilomètres










