Le marché marocain de l'e-santé et de la télémédecine atteindrait 1,2 milliard de dollars, selon une étude attribuée au cabinet Ken Research. Le chiffre est impressionnant et témoigne de l'essor des plateformes de rendez-vous, de la téléconsultation, du suivi médical à distance et des outils numériques destinés aux professionnels de santé.
Il faut cependant le présenter pour ce qu'il est : une estimation privée, fondée sur un périmètre et une méthodologie qui ne sont pas toujours détaillés dans les articles qui la relaient. Ce n'est pas une donnée officielle de l'État marocain. Or, dans le numérique, le marché peut être calculé de manière très large ou très étroite, selon que l'on inclut les logiciels hospitaliers, les objets connectés, les services de téléconsultation ou certaines activités d'assurance.
Au-delà du montant, le sujet essentiel est l'utilité réelle de ces outils. Dans un pays où l'accès aux soins reste inégal selon les territoires, l'e-santé peut rapprocher des patients de spécialistes, limiter certains déplacements et améliorer le suivi des maladies chroniques. Elle ne remplacera ni l'examen clinique ni les infrastructures de santé qui manquent encore dans plusieurs zones.
L'autre question est celle des données médicales. Elles sont parmi les informations les plus sensibles qu'un citoyen peut confier à une plateforme. Leur stockage, leur usage et leur protection doivent donc être encadrés avec rigueur.
Le numérique peut rendre les soins plus accessibles. Il ne doit pas créer une santé à deux vitesses : rapide pour ceux qui maîtrisent les outils, lointaine pour les autres.
Il faut cependant le présenter pour ce qu'il est : une estimation privée, fondée sur un périmètre et une méthodologie qui ne sont pas toujours détaillés dans les articles qui la relaient. Ce n'est pas une donnée officielle de l'État marocain. Or, dans le numérique, le marché peut être calculé de manière très large ou très étroite, selon que l'on inclut les logiciels hospitaliers, les objets connectés, les services de téléconsultation ou certaines activités d'assurance.
Au-delà du montant, le sujet essentiel est l'utilité réelle de ces outils. Dans un pays où l'accès aux soins reste inégal selon les territoires, l'e-santé peut rapprocher des patients de spécialistes, limiter certains déplacements et améliorer le suivi des maladies chroniques. Elle ne remplacera ni l'examen clinique ni les infrastructures de santé qui manquent encore dans plusieurs zones.
L'autre question est celle des données médicales. Elles sont parmi les informations les plus sensibles qu'un citoyen peut confier à une plateforme. Leur stockage, leur usage et leur protection doivent donc être encadrés avec rigueur.
Le numérique peut rendre les soins plus accessibles. Il ne doit pas créer une santé à deux vitesses : rapide pour ceux qui maîtrisent les outils, lointaine pour les autres.












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