Le secteur de l’édition au Maroc continue de montrer des signes encourageants de développement, bien que certaines faiblesses structurelles persistent. Selon le dixième rapport de la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, le Maroc a enregistré 4.124 publications entre 2024 et 2025, soit une moyenne annuelle de 2.062 titres. Cela représente une progression notable de 10,71 % par rapport à la période précédente, témoignant d’une dynamique positive dans un secteur souvent qualifié de fragile mais résilient.
Une production en hausse, portée par le numérique
Sur l’ensemble des publications recensées, 3.613 sont des livres, dont 3.324 en format papier et 289 en version numérique. Bien que le numérique reste minoritaire, il affiche une croissance remarquable de 33,83 %. Cette progression est en grande partie soutenue par les contributions des institutions publiques et des centres de recherche, comme le Policy Center for the New South, qui s’illustre par une production significative, notamment en langue française dans les domaines économique et politique.
Une prédominance de l’arabe et un ancrage national
Le paysage linguistique de l’édition marocaine reste largement dominé par l’arabe, qui représente plus de 80 % des publications. Le français suit avec 15,23 %, tandis que l’anglais ne constitue que 2,47 %. Cette répartition linguistique reflète une orientation marquée vers un lectorat local, avec une moindre présence des langues étrangères.
Sur le plan thématique, la création littéraire se distingue comme le moteur principal du secteur avec 821 titres, soit près d’un quart de la production totale. Viennent ensuite des thématiques comme le droit, l’histoire et les sciences sociales. Environ 77 % des ouvrages publiés concernent directement des enjeux nationaux, témoignant d’un fort ancrage dans les problématiques marocaines.
Une place restreinte pour la langue amazighe et la traduction
Malgré les efforts pour promouvoir la langue amazighe, elle reste marginale dans le paysage éditorial marocain avec seulement 76 titres publiés, représentant à peine 2 % de la production totale. Ces ouvrages, pour la plupart littéraires, sont majoritairement issus de la région de Souss-Massa.
La traduction, quant à elle, demeure limitée. Sur la période étudiée, seulement 204 ouvrages traduits ont été publiés, principalement vers l’arabe, avec une prédominance des textes littéraires et historiques. Ce chiffre reste modeste, révélant un potentiel encore sous-exploité pour favoriser la circulation des idées et des œuvres à l’international.
Une production concentrée et inégalitaire
Le rapport souligne la concentration géographique de la production éditoriale, les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat regroupant plus de la moitié des publications nationales, ce qui met en évidence un déséquilibre territorial persistant.
Par ailleurs, une disparité notable subsiste entre les genres : 85 % des publications sont signées par des hommes, contre seulement 15 % par des femmes, reflétant une inégalité d’accès au monde de l’édition.
Des défis économiques et structurels à relever
Le secteur de l’édition au Maroc repose sur 125 maisons d’édition professionnelles et 266 institutions publiques ou privées. Cependant, près d’un livre sur cinq est publié à compte d’auteur, ce qui illustre les difficultés d’accès aux circuits classiques de l’édition. En termes économiques, le prix moyen du livre s’élève à 82,70 dirhams, un montant relativement bas par rapport à d’autres pays comme la Tunisie ou la France, mais qui ne suffit pas à surmonter les obstacles à la diffusion et à l’accès à la lecture.
En conclusion, le secteur de l’édition au Maroc affiche une dynamique encourageante, portée par une augmentation de la production et une progression notable du numérique. Cependant, des défis importants subsistent, notamment en matière de diversité linguistique, d’équilibre territorial, et d’accessibilité pour les auteurs et les lecteurs. Ces enjeux devront être relevés pour consolider cette croissance et garantir un développement inclusif et durable de l’édition au Maroc.
Une production en hausse, portée par le numérique
Sur l’ensemble des publications recensées, 3.613 sont des livres, dont 3.324 en format papier et 289 en version numérique. Bien que le numérique reste minoritaire, il affiche une croissance remarquable de 33,83 %. Cette progression est en grande partie soutenue par les contributions des institutions publiques et des centres de recherche, comme le Policy Center for the New South, qui s’illustre par une production significative, notamment en langue française dans les domaines économique et politique.
Une prédominance de l’arabe et un ancrage national
Le paysage linguistique de l’édition marocaine reste largement dominé par l’arabe, qui représente plus de 80 % des publications. Le français suit avec 15,23 %, tandis que l’anglais ne constitue que 2,47 %. Cette répartition linguistique reflète une orientation marquée vers un lectorat local, avec une moindre présence des langues étrangères.
Sur le plan thématique, la création littéraire se distingue comme le moteur principal du secteur avec 821 titres, soit près d’un quart de la production totale. Viennent ensuite des thématiques comme le droit, l’histoire et les sciences sociales. Environ 77 % des ouvrages publiés concernent directement des enjeux nationaux, témoignant d’un fort ancrage dans les problématiques marocaines.
Une place restreinte pour la langue amazighe et la traduction
Malgré les efforts pour promouvoir la langue amazighe, elle reste marginale dans le paysage éditorial marocain avec seulement 76 titres publiés, représentant à peine 2 % de la production totale. Ces ouvrages, pour la plupart littéraires, sont majoritairement issus de la région de Souss-Massa.
La traduction, quant à elle, demeure limitée. Sur la période étudiée, seulement 204 ouvrages traduits ont été publiés, principalement vers l’arabe, avec une prédominance des textes littéraires et historiques. Ce chiffre reste modeste, révélant un potentiel encore sous-exploité pour favoriser la circulation des idées et des œuvres à l’international.
Une production concentrée et inégalitaire
Le rapport souligne la concentration géographique de la production éditoriale, les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat regroupant plus de la moitié des publications nationales, ce qui met en évidence un déséquilibre territorial persistant.
Par ailleurs, une disparité notable subsiste entre les genres : 85 % des publications sont signées par des hommes, contre seulement 15 % par des femmes, reflétant une inégalité d’accès au monde de l’édition.
Des défis économiques et structurels à relever
Le secteur de l’édition au Maroc repose sur 125 maisons d’édition professionnelles et 266 institutions publiques ou privées. Cependant, près d’un livre sur cinq est publié à compte d’auteur, ce qui illustre les difficultés d’accès aux circuits classiques de l’édition. En termes économiques, le prix moyen du livre s’élève à 82,70 dirhams, un montant relativement bas par rapport à d’autres pays comme la Tunisie ou la France, mais qui ne suffit pas à surmonter les obstacles à la diffusion et à l’accès à la lecture.
En conclusion, le secteur de l’édition au Maroc affiche une dynamique encourageante, portée par une augmentation de la production et une progression notable du numérique. Cependant, des défis importants subsistent, notamment en matière de diversité linguistique, d’équilibre territorial, et d’accessibilité pour les auteurs et les lecteurs. Ces enjeux devront être relevés pour consolider cette croissance et garantir un développement inclusif et durable de l’édition au Maroc.












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