Un phénomène climatique mondial en phase de renforcement
La NOAA a confirmé le retour d’El Niño, un phénomène naturel qui influence les courants atmosphériques et modifie les conditions météorologiques dans de nombreuses régions du globe.
Selon l’agence américaine, la probabilité que cet épisode atteigne une intensité très forte entre novembre et janvier est estimée à 63 %, ce qui pourrait en faire l’un des plus puissants observés depuis le début des relevés en 1950.
Ce phénomène apparaît généralement tous les deux à sept ans et se manifeste par un réchauffement des eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial.
Ces variations influencent ensuite les vents, les précipitations et les températures à l’échelle planétaire.
Des impacts contrastés selon les régions du monde
Les effets d’El Niño varient fortement d’une région à l’autre. Historiquement, il est associé à des épisodes de sécheresse dans certaines parties de l’Amérique centrale, de l’Amazonie, de l’Indonésie et de l’Australie.
À l’inverse, certaines zones peuvent connaître des pluies exceptionnellement abondantes. C’est notamment le cas de l’est de l’Afrique ou encore des côtes du Pérou et de l’Équateur, où le phénomène a été identifié pour la première fois par les pêcheurs locaux.
En Asie du Sud, notamment en Inde, El Niño est souvent lié à un affaiblissement de la mousson, avec des précipitations inférieures à la normale pendant la saison des pluies.
L’Afrique particulièrement exposée
Le continent africain figure parmi les régions susceptibles d’être fortement affectées par ce nouvel épisode.
Certaines zones de la Corne de l’Afrique pourraient enregistrer des précipitations importantes, tandis que l’Afrique australe risque au contraire de faire face à un déficit pluviométrique.
Lors du précédent épisode, cette région avait connu une sécheresse historique qui avait lourdement affecté les récoltes et aggravé l’insécurité alimentaire pour des millions de personnes.
Les organismes météorologiques surveillent également de près l’évolution des précipitations dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, où des anomalies climatiques pourraient perturber les cycles agricoles.
Une menace supplémentaire dans un contexte de réchauffement climatique
Les scientifiques soulignent que le retour d’El Niño intervient dans un contexte marqué par le réchauffement climatique lié aux activités humaines.
La combinaison de ces deux phénomènes pourrait accentuer la fréquence et l’intensité des événements météorologiques extrêmes.
Les conséquences potentielles concernent aussi bien les ressources en eau que l’agriculture, les écosystèmes et les populations les plus vulnérables.












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