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Entre biodiversité des montagnes et insécurité alimentaire


Ne laissons pas les montagnes et leurs populations de côté

Selon une étude réalisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), « Le nombre de montagnards exposés à l’insécurité alimentaire dans les pays en développement est passé de 243 millions en 2000 à 350 millions en 2017 ».
C’est ce qu’affirme M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation de la FA0.
Aussi, de plus en plus de personnes affamées se retrouvent dans les montagnes.



D’ailleurs, « La biodiversité des montagnes » a été le thème choisi, en cette année, pour commémorer la Journée internationale de la montagne, le 11 décembre.

Une plateforme de concertation entre gouvernements et organisations a été organisée afin d’aider les habitants des montagnes à protéger les ressources naturelles, à améliorer leurs moyens d’existence et à préserver la santé des environnements montagneux.

Cette problématique prend une tournure désastreuse puisque, d’après ces statistiques, une personne sur deux vivant dans ces zones, n’a pas de quoi manger suffisamment. Elles vivent marginalisées, dans des conditions dures, privées d’alimentation, d’infrastructures et de services de base.

Que dire de leur situation avec la pandémie sanitaire actuelle.
 
Il est à mentionner que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 suit son cours. Il optimise de mettre fin à la pauvreté et à la faim, et que personne ne soit laissé pour compte.


Enjeux pour ces régions montagneuses
 
Les écosystèmes de ces régions freinent les mesures de  soutien à ces populations. D’où la difficulté d’avoir une alimentation variée à même de parer aux pénuries. Sachant aussi, que ces populations dépendent essentiellement de l’agriculture, du tourisme et des envois de fonds des migrants. Surtout en cette période de pandémie sanitaire, où ces populations se sont vues, avec les mesures restrictives, marginalisées et sans ressources pour subvenir à leurs besoins.  
 
Le changement climatique est à l’origine de ces « perturbations » qui touchent 80% de la population des communautés montagneuses, entre  catastrophes naturelles, glissements de terrain et sécheresse. S’joutent à ces sinistres des pratiques agricoles non durables, le surpâturage, et l’urbanisation, source de perte de terrains agricoles et de capacité de production.
 

Ressources hydriques, animales et végétales
 
Les montagnes fournissent entre 60 et 80 pour cent d’eau douce de la planète, utilisée essentiellement pour l’alimentation domestique en eau, l’irrigation, le secteur industriel ainsi que pour la production d’aliments et d’énergie.

Outre ces ressources hydriques, les montagnes abritent une faune et une flore des plus diversifiées, constituant près de la moitié des points névralgiques de la biodiversité mondiale.  Une biodiversité qui procure santé et prospérité à toute l’humanité.
 
« C’est pour toutes ces raisons qu’il faudrait trouver des solutions durables pour inverser cette dégradation intolérable des conditions de vie des populations vivant dans les montagnes, et pour promouvoir la régénération des environnements montagneux. Entre autres, la lutte contre le changement climatique, la transformation des systèmes alimentaires, et ce, par la promotion d’une agriculture et de moyens d’existence durables à travers des politiques adaptées, le recours à l’innovation et à la recherche ainsi que la participation des communautés », comme insisté par M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation de la FA0. Et d’ajouter, qu’en marge de la  Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, la communauté internationale devrait apporter une attention particulière aux écosystèmes vitaux.

« Et de redoubler d’efforts pour renforcer la résilience des écosystèmes montagneux, en prévenant l’érosion des sols, des prairies et des forêts, à même de protéger non seulement la biodiversité, mais aussi les populations vivant en aval,  en limitant les risques de glissements de terrain et d’inondations soudaines ».

« Par ailleurs, la restauration des paysages assure la productivité des ressources en eau et en sol, qui est indispensable au fonctionnement de nos systèmes alimentaire et agricole ».

L’une des pistes de solutions, pour les habitants des montagnes, consiste à dégager des revenus, de façon pérenne,  de leur biodiversité.
 
Initiatives de la FAO

Le Partenariat de la montagne est une alliance des Nations Unies qui œuvre en faveur de l’amélioration des moyens d’existence et de la gestion des ressources naturelles au sein des communautés montagnardes.

L’initiative de la FAO a déjà permis d’apporter un appui à plus de 10 000 agriculteurs, dont 6 000 femmes, dans huit pays, tout en élevant les taux de production et de ventes.
 
La FAO procède aussi au lancement de l’initiative «1000 villages numériques», qui vise à renforcer la résilience, à diversifier les revenus et à reconstruire, grâce aux technologies numériques, notamment le e-commerce, et la promotion du tourisme rural (agrotourisme) par des méthodes novatrices.
La transformation numérique devrait aussi bénéficier aux régions montagneuses afin de combler le gap numérique entre les zones rurales et urbaines, accélérer la création d’emplois et la diversification économique en milieu rural ainsi que l’amélioration des revenus et des conditions de vie des agriculteurs.(Source FAO)
 








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