Si aucun incident majeur n’a été signalé sur la pelouse, l’atmosphère dans les gradins s’est rapidement détériorée. Dès l’entame du match, l’hymne égyptien a été sifflé, avant que certains groupes de supporters ne lancent des chants à caractère islamophobe, entachant le bon déroulement de la rencontre.
Ces attaques ne se sont pas limitées aux joueurs égyptiens. Lamine Yamal, jeune talent de la Roja et de confession musulmane, a également été pris pour cible. Des slogans hostiles ont été scandés à plusieurs reprises, suscitant une vive indignation.
Selon plusieurs témoignages, le joueur de 18 ans aurait été profondément affecté par ces incidents. Aperçu à la sortie du stade, il aurait quitté les lieux tête baissée, visiblement marqué, accompagné par un agent de sécurité.
L’affaire a rapidement enflammé les médias et les observateurs en Espagne. Certains dénoncent une dérive inquiétante dépassant le cadre sportif, pointant une banalisation des discours discriminatoires dans les stades. D’autres regrettent l’absence d’intervention immédiate pour mettre fin à ces comportements.
Cet épisode relance avec force le débat sur le racisme et l’islamophobie dans le sport, à l’approche de la Coupe du monde 2030 que l’Espagne coorganisera. Entre responsabilités des instances, rôle des supporters et nécessité de protéger les joueurs, la question demeure plus que jamais centrale.












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